David Villa - Espagne 2010
David Villa - Espagne 2010 | AFP - MIGUEL RIOPA

Villa pour trouver le verrou paraguayen

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Le dernier quart de finale du Mondial-2010 oppose une formation paraguayenne d'une solidité inimaginable à une équipe d'Espagne, présentée avant l'épreuve comme la meilleure du monde. Seulement depuis, la Roja a surtout gagné grâce au néo-Barcelonais David Villa, quatre réalisations au compteur. Attaque ou défense, qui prendra le dessus ?

Un but. Un tout petit but. Voilà tout ce qu'Antolin Alcaraz a concédé en quatre rencontres de Coupe du monde. L'Italie est la seule équipe à avoir trouvé la clé du verrou paraguayen. Certes, les autres formations ne faisaient pas partie des ténors du ballon rond avant l'épreuve (Slovaquie, Nouvelle-Zélande, Japon). Mais avoir la meilleure défense du Mondial n'est pas un hasard complet. Quitte à livrer un match soporifique (comme contre le Japon), les Sud-Américains avancent et écrivent la plus belle page de l'histoire de leur nation. Pour la première fois présents en quarts de finale, ils arrivent sans pression. Mais ils vont devoir régler un problème majeur: leur incapacité à marquer des buts. Et ce n'est pas la quasi absence d'occasions contre les Japonais, malgré de bons tirs au but, qui va arranger leur confiance devant le but. "Il ne faut pas être trop dur avec nos attaquants. S'ils ne marquentpas, c'est peut-être que les ballons ne leur arrivent pas assez vite",a diagnostiqué Gerardo Martino, le sélectionneur.

A l'opposé, l'Espagne monte en régime. Loin de son niveau de l'Euro-2008, mais sur la bonne pente. Après son échec initial contre la Suisse, la sélection a cumulé trois victoires, notamment con,tre le Chili et le Portugal dans des affrontements décisifs. Fernando Torres était attendu comme la vedette de la Roja, mais son opération du genou droit en avril a laissé le Red sur le côté de la route, obligé de courir sur le devant de la scène pour finalement laisser la lumière à un autre. David Villa, tranquillisé par son transfert à Barcelone, brille de mille feux en s'étant pourtant exilé sur le côté gauche. Quatre buts, l'ancien de Valence est le sauveur et le libérateur ibère. Cela ne date pas d'hier, puisqu'il n'est plus qu'à deux longueurs du record de l'emblématique Raul (44 buts en 102 sélections), n'ayant accumulé que 62 sélections jusque-là. Et avec 7 buts en Coupe du monde, il relègue les légendes Butragueno, Hierro, Morientes et Raul à deux longueurs. Reste que David Villa comme ses coéquipiers n'inscriront leur parcours en lettre d'or que s'ils parviennent à se qualifier pour la première fois depuis 1950 en demi-finales du Mondial.