Mitroglou Ruiz
Le grec Mitroglou et le Costaricien Ruiz | AFP

Un improbable Costa Rica- Grèce

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Le 8e de finale qui opposera dimanche le Costa Rica à la Grèce est sans doute le plus improbable qui soit donné dans cette Coupe du monde. Qui aurait parié sur une pareille opposition ? Avec d'un côté un surprenant Costa Rica, qui a crevé l'écran et de l'autre des Grecs, peu spectaculaires, mais fidèles à la recette qui leur avait permis d'être champions d'Europe en 2004, et toujours prompts à profiter de la moindre erreur adverse.

Des Ticos confiants

Dans la folie de la passion latino-américaine, le Costa Rica a laissé une très belle impression en sortant invaincus du "groupe de la mort" après avoir corrigé l'Uruguay, l'Italie et l'Angleterre. Les hommes de Jorge Luis Pinto, peuvent espérer viser au moins les quarts de finale du tournoi, ce qui serait historique pour une sélection qui n'avait jusqu'alors connu qu'un seul 8e de finale, en 1990, pour son premier Mondial. La méthode des "Ticos " est pourtant des plus simples; beaucoup d'engagement, de rythme, une pression permanente sur l'adversaire, de la patience dans la construction, et une redoutable pièce-maîtresse dans l'animation offensive en la personne de Joël Campbell.

Des Grecs pragmatiques

La Grèce, elle, n'a pas la même aura ni ne bénéficie du même engouement. Laborieuse et défensive, elle n'est pas la sélection la plus glamour de ce Mondial brésilien riche en buts et en équipes tournées vers l'avant. Mais elle est toujours  là, bien décidée à obtenir encore des résultats. Qualifiés avec quatre points, une différence de buts négative, un seul but inscrit dans le jeu et un autre arraché sur penalty à la dernière seconde face à la Côte d'Ivoire, les Grecs savent qu'ils ont eu la baraka. Mais cela fait partie de leur façon de gérer une compétition comme il l'avait fait à l'Euro-204. Karagounis et Katsouranis, survivants de cette épopée défensive, sont  toujours là, 10 ans plus tard, garants de la solidité et de la bravoure grecques. A la tête de ces troupes qui ont le grand mérite de croire en leurs chances et de tirer le maximum d'un potentiel objectivement moyen, le sélectionneur portugais Fernando Santos, loue surtout le caractère de son équipe. L'opposition de style en 8e de finale s'annonce détonante. 

Christian Grégoire