Karim Benzema
L'attaquant français Karim Benzema | AFP - FRANCK FIFE

Ukraine-France: Les Bleus pas abattus

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La défaite en Ukraine fait planer le pire pour l’équipe de France. Ne pas disputer la Coupe du monde au Brésil. Après le match, les Bleus étaient déçus à l’image de leur sélectionneur en conférence de presse, mais pas abattus. Pour eux comme pour Deschamps, il reste 90 minutes à jouer au Stade de France où il faudra montrer un tout autre visage.

Didier Deschamps et les Bleus imaginaient sûrement un tout autre scénario pour ce match aller. Venus avec l’intention de marquer afin de se mettre en bonne position en vue du retour, Didier Deschamps et son équipe repartent avec deux buts de retard et des doutes plein la tête. La prestation n’a pas été à la hauteur de l’événement et le défi physique imposé par l’Ukraine n’a pas trouvé de réponses côté français. "On est déçus mais pas abattus. On aurait aimé repartir avec un autre résultat" a réagi Blaise Matuidi, l’un des meilleurs Bleus vendredi soir à Kiev. Même son de cloche chez Benzema, remplaçant au coup d’envoi rentré à la place d’Olivier Giroud au cœur de la seconde période. "C'est  vrai que sur l'impact physique ils étaient plus présents, et c'est important dans les matches comme ça", a insisté l’attaquant madrilène.

Une manière de se justifier sur ce déficit criant sur le pré ? C’est en tout cas l’une des causes avancées pour éviter la déroute. "Ce soir on est tombé face à une équipe bien regroupée, un mur jaune. On a eu du mal à trouver les solutions. Ils ont su être agressifs, ils nous ont mis des coups, on a eu du mal à avancer et à se procurer des occasions", a avancé le capitaine Hugo Lloris. Le portier qui n’a pu que toucher sans dévier les ballons sur les deux réalisations ukrainiennes a depuis ses cages vu son équipe répondre "présent dans l’engagement". Pas suffisamment toutefois pour faire plier un adversaire qui avait adopté un état d’esprit commando pour cette rencontre capitale.

Vidéo: Deschamps analyse le match

L’espoir demeure

En mordant dans chaque ballon et en mettant de l’impact dans chaque duel, l’Ukraine a montré la voie à suivre pour des Bleus qui ont encore leur destin en main. Ils doivent réaliser un exploit que personne n’a jamais fait avant eux. Remonter un handicap de 2 buts dans un match retour de barrages. La mission semble impossible, ils en ont conscience, mais cela ne signifie pas qu’ils ne la tenteront pas. "On sait que ce sera difficile au retour, mais tant que ce n'est pas fait, on va tout donner pour essayer de revenir déjà à égalité, et puis faire  le maximum", annonce Blaise Matuidi, suivi par Samir Nasri qui n’a pas oublié qu’il reste "un match retour au Stade de France"

Ce sera "difficile", le milieu de Manchester City l’a dit lui aussi. Mais "il ne faut pas baisser les bras" a estimé Karim Benzema, reprenant avec d’autres mots l’appel à l’union sacrée lancé par Deschamps avant le match aller. "On va tous s'entraider, se serrer les coudes pour gagner ce match" a déclaré le buteur madrilène. On n'a plus le choix, si on veut aller au Brésil il faut marquer des buts et gagner". "C'est  malheureux pour nous mais on n'est pas abattus, il y a toujours de l'espoir" a positivé Hugo Lloris. Comme tous ses coéquipiers. Les Bleus ont encore la foi, Deschamps aussi qui a assuré qu’il fallait "y croire et avoir toutes les forces réunies pour renverser cette tendance". Celle-ci est loin d’être favorable aux Bleus. A eux désormais de faire mentir les statistiques et les signes qui n’incitent pas à l’optimisme. Ce n'est pas l'ancien international anglais Gary Lineker qui dira le contraire...

Le tweet de Gary Lineker