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Jérémy Toulalan reçoit un carton jaune face au Mexique et ne jouera pas au prochain match | AFP - Omar Torress

Toulalan : "Sortir la tête haute"

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Au lendemain de la défaite des Bleus face au Mexique (2-0), Jérémy Toulalan est encore dans la déception. Le milieu tricolore estime que le onze de France n'a pas joué en équipe. Pour les supporters français, Toulalan espère que les joueurs vont "se battre, pour notre fierté, notre amour-propre, et sortir la tête haute."

Q: Est-ce compliqué de venir s'expliquer après la défaite de jeudi?
R: "Ce n'est pas forcément simple mais ça fait partie du métier. On a de la déception après ce match mais tout n'est pas perdu même si ça va être compliqué, qu'on n'a pas notre destin en main et qu'il va falloir marquer beaucoup de buts. On a une chance infime mais il faut y croire."

Q: Comprenez-vous la déception que vous avez suscitée en France?
R: "Pas mal de supporteurs avaient de l'espoir mais ce n'est pas fini. Pour ces gens-là, on doit se battre, pour notre fierté, notre amour-propre, et sortir la tête haute."

Q: Ce résultat reflète-t-il le vrai niveau de la France?
R: "La différence entre nous et le Mexique, c'est que le Mexique est un collectif et nous, on était onze joueurs. On a des joueurs de qualité qui jouent dans de grands clubs et ce qui nous a manqué c'est d'être ensemble, collectivement, sur le terrain."

Q: Avez-vous une explication à ce problème?
R: "On a fait une bonne préparation et après cela a été plus difficile. On construit une équipe par des victoires et au fur et à mesure, on a perdu de la confiance et c'est ce qui fait qu'on a eu et qu'on a des difficultés."

Q: Avez-vous eu une explication entre vous depuis la défaite?
R: "On est rentré assez tard. On a essayé de récupérer. On a trois-quatre jours pour essayer de voir ce qui n'a pas été et se dire les choses mais on peut se dire toutes le bonnes choses du monde, si sur le terrain on ne fait pas d'efforts, c'est difficile. Certains ont des qualités individuelles fortes mais il faut avoir un équilibre. Il y a des manques collectifs, pas individuels."

Q: Certains joueurs n'ont-il pas manqué d'humilité?
R: "Je ne vais pas prendre une personne et vous la démonter. Il y a eu des manques de la part de tout le monde."

Q: Avez-vous parlé avec Raymond Domenech?
R: "Avant l'entraînement (de vendredi, ndlr) il nous a dit qu'il reste une chance, qu'elle est infime mais on se doit d'y croire par rapport aux supporteurs. On a une certaine fierté et on se doit de gagner ce match (contre l'Afrique du Sud, ndlr)."

Q: Le problème vient-il du sélectionneur?
R: "On est un groupe et tout le monde a sa part de responsabilité, les joueurs, le sélectionneur, le staff."

Q: Chaque joueur a-t-il fait le maximum?
R: "J'espère. On n'a pas dû faire assez. Chacun doit faire son auto-critique, si chacun est honnête et sait ce qu'il a fait et n'a pas fait."

Q: Etes-vous conscient d'être la risée de la France entière?
R: "J'ai vécu l'Euro-2008. Là, ce n'est pas facile, on en est conscient, on ne peut pas dire qu'on est content de nous. On sait qu'on est critiqués."

Q: Y a-t-il eu un complot anti-Gourcuff?
R: "Vous pouvez en parler à l'intéressé. Sur le terrain, moi le premier, je n'ai pas fait plus de passes à Yoann parce que je préfère Yoann à d'autres. C'est un faux problème. On est une équipe et forcément dans un groupe, on n'est pas obligé d'être les meilleurs amis du monde. Personnellement, je ne vais pas ne pas donner le ballon à untel parce que je ne l'aime pas. Mais si certains fonctionnent comme ça, c'est difficile."

Q: Que faut-il changer en équipe de France pour ne plus revivre un tel fiasco?
R: "Déjà, ce n'est pas fini même si on est peut-être les seuls à y croire. Pour le reste, il faudra demander au futur sélectionneur."