Ronaldo et Ibrahimovic
Le Portugais Cristiano Ronaldo et le Suédois Zlatan Ibrahimovic | AFP - FABRICE COFFRINI

Suède-Portugal: l'heure de la revanche

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Le capitaine de la Suède Zlatan Ibrahimovic, guère en vue lors de la défaite concédée contre le Portugal d'un Cristiano Ronaldo buteur (1-0), a une revanche à prendre en barrage retour, mardi à Solna, pour espérer qualifier son pays pour le Mondial-2014. Dans les deux autres rencontres, la Grèce part avec un avantage contre la Roumanie (3-1 à l'aller en Grèce) et tout reste à faire entre la Croatie et l'Islande (0-0 à l'aller).

À l'issue de ce match dans le match, Ibrahimovic  gagnera le droit de jouer  sa quatrième Coupe du monde, sinon, c'est Ronaldo qui disputera sa troisième phase finale. Le Portugais a pris un léger avantage. À Lisbonne, sans faire un grand  match, il s'est démultiplié et a fini par marquer le seul but de la rencontre à huit minutes de la fin. L'attaquant du Paris SG s'est lui montré très discret. Cette avance positionne les Lusitaniens en ballottage favorable: s'ils  gardent leur cage inviolée, ils iront au Brésil. Pour la Suède, le défi se résume à l'emporter par deux buts d'écarts. Et  tous les regards se tournent pour cela vers Ibrahimovic , l'homme qui a débloqué tant d'autres situations difficiles pour la Suède, notamment lors de la dernière phase de groupe.

"On cherche toujours après lui, c'est notre joueur le plus important", dit le milieu gauche Alexander Kacaniclic. Le milieu Jimmy Durmaz plaisante sur la simplicité de la tactique à adopter: "On va se serrer derrière, passer la balle à Zlatan et lui va marquer des buts". Pour cela "Ibra" devra être mieux servi qu'à l'aller. Le quotidien suédois  Aftonbladet, en revisionnant Portugal-Suède, a constaté qu'il n'avait touché  aucun ballon dans la surface de réparation, et reçu une grande majorité de  passes aériennes à 20, 30 ou 40 mètres du but de Rui Patricio. Il n'en avait  rien fait de bon.

Douleur au pied gauche pour Ronaldo

"Il faut qu'on soit meilleur dans la récupération du ballon qu'on ne l'a été au Portugal. Il faudra récupérer le ballon un peu plus haut sur le terrain, comme ça on se procurera plus d'occasions", a expliqué le sélectionneur Erik Hamrén. A ce jeu-là, les Portugais peuvent s'appuyer sur la solide performance de  l'aller, où le milieu de terrain emmené par le Monégasque Joao Moutinho avait  peu à peu fait reculer les Scandinaves sur leur propre but, avant de les faire craquer en fin de rencontre. Ils se rendraient la vie encore plus facile en marquant. Ronaldo, dont  l'impressionnant niveau de jeu actuel en fait un favori légitime pour la course  au Ballon d'Or, a les moyens de faire basculer la partie à lui tout seul. D'où  la prudence affichée par l'arrière gauche Martin Olsson, selon lequel il ne  faudra pas jouer "pied au plancher, on doit être intelligent aussi". "Je ne promets pas la qualification, mais je m'engage à faire tout notre possible", se contente de dire le Madrilène.

D'après la presse portugaise, il  récupère d'une douleur au pied gauche qui l'a dispensé d'entraînement collectif samedi. Sa participation mardi n'est pas remise en cause. Le journal portugais A Bola semble plus inquiet par le froid potentiel. Selon lui, la Suède chercherait à convaincre la Fifa de jouer avec un toit ouvert à la Friends Arena. Une décision devait être prise mardi, mais la température devrait être tout  à fait supportable, aux alentours des 5°, sur un terrain abrité du vent. Erik  Hamrén a vite balayé la polémique. "S'il y a de la neige ou de la pluie j'espère que le toit sera fermé, mais s'il fait juste froid ça n'a aucune importance".