Stéphan Deschamps EDF
Guy Stéphan est l'adjoint du sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps. Les deux hommes travaillent de concert au quotidien. | AFP - FRANCK FIFE

Stéphan, le collaborateur de Deschamps

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Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps, a expliqué mardi que son rôle consistait à la fois à un "partage du travail" de l'entraînement avec le sélectionneur de l'équipe de France et en une "réflexion permanente" sur tout ce que vont vivre au quotidien les Bleus au Mondial brésilien.

Comment définiriez-vous votre rôle d'adjoint, à la fois vis à vis de  Didier Deschamps et vis à vis du groupe ?
Guy Stéphan
: "On travaille avec Didier depuis cinq ans. Didier aime le terrain,  participer aux séances. On se partage le travail. Puis on échange chaque jour.  C'est au quotidien que ça se passe. Chaque jour, il y a des discussions sur  l'entraînement, les objectifs à atteindre, sur les matches amicaux, sur ce que  va réserver la compétition... C'est une réflexion permanente. En dehors, je  crois qu'il faut de la proximité avec les joueurs mais pas trop. Je ne suis pas  là non plus pour remonter toutes les infos à Didier. De toute façon, il y a des  domaines que Didier n'a pas forcément envie de savoir. Après dans mes rapports  avec lui, il m'arrive de lui donner un ressenti sur les joueurs, sur  l'entraînement... Ca se passe sereinement. Enfin, il y a aussi avec le staff  des moments de bonne humeur, parce qu'il est important que l'on vive bien."

Lorsque la compétition va commencer, le groupe sera scindé en deux,  entre ceux qui joueront régulièrement voire tout le temps et les autres.  Comment allez-vous gérer ce deuxième groupe ?
G S
: "Il y aura des séances supplémentaires pour ceux qui n'auront pas ou peu  joué la veille. Une charte de travail est prévue pour eux. Ils seront neuf ou  dix joueurs. Outre ces charges de travail supplémentaire, il y aura des  oppositions. Attention, il ne faut pas s'attendre à ce qu'on joue contre Vasco de Gama ou Fluminese ! Il s'agit là surtout de jouer à onze contre onze, sur un  terrain normal, avoir des repères, des courses à effectuer. L'opposition ne sera pas très forte."

Pourquoi avoir décidé de concentrer la préparation au seul Centre  d'entraînement de Clairefontaine, sans, par exemple, effectuer de stage en altitude ?
G S
: "Pour l'altitude, il a été démontré que pour qu'un stage soit bénéfique, il faut y rester longtemps, au moins trois semaines. Or cela ne nous est pas  possible. Clairefontaine s'imposait comme la meilleure solution. On a les  terrains qu'il faut, une nouvelle salle dédiée à la récupération qui est un  véritable plus, avec piscine. Il y a tout sur place pour avoir les meilleures  conditions. Enfin, nous disputerons deux matches en province (à Nice le 1er  juin contre le Paraguay et à Lille le 8 contre la Jamaïque, ndlr) pour casser  la monotonie."

Comment avez-vous appréhendé les problématiques liées au climat et au décalage horaire au Brésil ?
G S
: "Par rapport à la température que nous aurons à Riberao Preto (nord-est  de Sao Paulo, ndlr), il fera un peu plus frais à Porto Alegre (sud) où nous  jouerons contre le Honduras (le 15 juin, ndlr). En revanche, il fera beaucoup  plus chaud à Salvador (plus au nord, pour France-Suisse, le 20 juin, ndlr). A  Rio de Janeiro (pour France-Equateur, le 25 juin, ndlr), il n'y aura pas de  différence par rapport à Riberao Preto. Au final on évite de devoir jouer trop  au nord, nord-ouest, comme à Manaus où la chaleur et l'humidité sont très  élevées. S'agissant du décalage horaire, on dit communément qu'on rattrape une  heure par jour. Il y a cinq heures de décalage. Donc il faudra cinq jours. Or notre premier match aura lieu six jours après notre arrivée. Il ne devrait pas  y avoir de souci de ce coté-là."

AFP