Luiz Felipe Scolari
Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur brésilien lors de l'annonce des 23 pour le Mondial | AFP - AGÊNCIA LANCEPRESS! - CLEBER MENDES

Scolari se méfie du Chili

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A la veille du 8e de finale de son équipe du Brésil face au Chili, Luiz Felipe Scolari reconnaît les progrès réalisés par ses futurs adversaires: "L'équipe joue si bien qu'elle est déjà un échelon au-dessus ce qu'elle était avant", a-t-il dit en conférence de presse. Et il sait que la pression sera plus forte: "On est un peu plus impliqué, on a un peu plus peur, on est un peu plus nerveux. C'est la loi: si tu ne gagne pas, tu ne reste pas. On travaille dans la joie mais avec détermination. Notre adversaire aussi."

- Comment voyez-vous le Chili?
Luiz Felipe Scolari:
"Depuis l'arrivée de Jorge Sampaoli, l'équipe est entrée dans une  nouvelle dynamique. Les joueurs se sont parfaitement adaptés au schéma  tactique. L'équipe joue si bien qu'elle est déjà un échelon au-dessus ce  qu'elle était avant." 
   
- Etes vous nerveux ? Et les joueurs?
L.F.S.:
"Même si on a de l'expérience, il y a des choses qui te remuent. C'est  normal, d'être mal à l'aise, d'avoir cette anxiété, surtout pour les matches à  élimination directe. On peut pas commettre d'erreurs. On est un peu plus  impliqué, on a un peu plus peur, on est un peu plus nerveux. Ce n'est pas parce  qu'on est au Brésil. Ce qu'on fait en ce moment, c'est analyser le potentiel du  Chili. C'est la loi: si tu ne gagne pas, tu ne reste pas. On travaille dans la  joie mais avec détermination. Notre adversaire aussi."

Neymar: "Un jeune facile à ​vivre"

   
- Parlez-nous de Neymar
L.F.S:
"Pour son âge, c'est un garçon très équilibré. Il sait se concentrer, a  de la suite dans ses idées, un personnalité forte, très intéressante. Il est  très participatif, il s'implique dans la tactique et dans l'équilibre de  l'équipe. Je ne le connais pas bien en-dehors du terrain mais j'ai des contacts  avec son père. On parle de lui à la maison, de sa famille et tout le reste. Les  joueurs disent que c'est un gars bien, et même très bien. C'est un jeune facile  à vivre."
   
- Ronaldo dit que Messi est meilleur. Qui est meilleur Messi ou Neymar?
L.F.S.:
"Ronaldo a été un de nos plus grands joueurs et on doit respecter son  opinion. Mon opinion est personnelle et je la donnerai dans dix ou quinze ans,  pas aujourd'hui. Messi est un excellent joueur, un crack, un des meilleurs  joueurs du monde. Où qu'il joue, en équipe nationale ou un match de quartier,  tout va toujours tourner autour de lui. Le ballon passera par lui, c'est normal  dans n'importe qu'elle équipe. Neymar est sur cette voie-là, mais je vais vous  dire: Neymar ne joue pas pour être le meilleur du monde, il joue pour le  Brésil. Ce qu'il veut c'est que le Brésil soit champion.
   
- Le Brésil ne joue plus le beau football d'avant?
L.F.S.:
"Nous jouons avec une philosophie en rapport avec les joueurs que nous  avons, en étant conscients que les joueurs peuvent discuter de cette  philosophie. Regardez l'exemple de l'Atletico Madrid. C'est une équipe  organisée, fermée, qui sait bien défendre mais sait aussi bien jouer le contre.  Elle a été championne nationale et vice-championne d'Europe: on peut en tirer  des enseignements pour les montrer à nos joueurs."

A 80% du niveau de l'an derni​er

   
- A quel niveau est l'équipe par rapport à la Coupe des Confédérations?
L.F.S.:
"En ce moment, l'équipe est à 80% du niveau qu'on avait à la Coupe des  Confédérations. Le travail a été réalisé de sorte qu'on soit dans les  conditions idéales pour les matches à élimination directe."
   
- Comment allez vous jouer contre le Chili?
L.F.S.:
"On va presser et défendre. C'est tout. On va aligner une équipe en  accord avec notre style de jeu, indépendamment de ce que le Chili va proposer.  Que ça marche ou pas, on discutera pendant le match pour savoir comment nous  adapter aux situations qui se présentent."
   
- Les joueurs chiliens sont plutôt petits, est-ce un avantage dans la  surface?
L.F.S.:
"J'ai joué à Caxias pendant de nombreuses années et un des meilleurs  joueurs dans la surface était Paulo César Tatu, qui mesurait 1,70 m. Il savait  se placer. Il ne faut pas être grand, il faut savoir se placer. Les joueurs du  Chili sont bien coordonnés.

AFP