Luiz Felipe Scolari
Le sélectionneur du Brésil, Luiz Felipe Scolari | AFP - NILTON FUKUDA - ESTADAO CONTEUDO - AGÊNCIA ESTADO

Scolari a déjà 21 joueurs sur 23

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A moins de 50 joueurs du début de la Coupe du monde au Brésil, Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur de la Seleçao, a expliqué avoir pratiquement bouclé son équipe. "Il m'en manque deux, je me dis celui-là est plus jeune, cet autre à plus d'expérience internationale. Si ce n'est pas A, ce sera B", a-t-il dit lors d'une émission sur TV Globo. Et il a surtout évoqué sa confiance: "C'est notre Coupe. Nous bénéficions de toutes les conditions pour être champions, sur le plan du football, mais aussi grâce au fait de jouer à domicile, car c'est comme avoir un joueur de plus. Etre entraîneur du Brésil en ce moment, n'est pas un poids, c'est formidable".

Il est arrivé en sauveur. Fin 2012, Luis Felipe Scolari succède à Mano Menezes, limogé, pour mener la sélection brésilienne vers sa Coupe du monde. Dix ans après son sacre mondial à la tête de la Seleçao, il revient aux affaires, remet de l'ordre (notamment défensif) dans l'équipe et la mène à la victoire en Coupe des Confédérations en juin 2013, avec des victoires probantes et un jeu parfois séduisant. A moins de 50 jours du début du Mondial, "Felipao" est l'une des personnalités les plus observées au Brésil. Invité de l'émission Fantastico, sur l'énorme chaîne publique TV Globo, il s'est confié: "C'est notre Coupe. Nous bénéficions de toutes les conditions pour être  champions, sur le plan du football, mais aussi grâce au fait de jouer à  domicile, car c'est comme avoir un joueur de plus". Et il ne veut pas entendre parler d'une pression trop forte pour un pays qui garde en mémoire sa défaite à domicile en finale du Mondial en 1950 contre l'Uruguay. "Ils sont jeunes et feront face facilement à la  pression de jouer à domicile", a-t-il balayé. "Les jeunes ne ressentent de pression pour rien. Etre entraîneur du Brésil en ce moment, n'est pas un poids, c'est formidable. C'est un privilège pour moi d'entraîner cette équipe pour 'sa' Coupe du monde". 

Le sélectionneur brésilien a également évoqué la constitution de son groupe, révélant qu'il avait déjà choisi, sauf blessure, 21 membres sur les 23 de sa liste. "Il m'en  manque deux, je me dis celui-là est plus jeune, cet autre à plus d'expérience  internationale. Si ce n'est pas A, ce sera B". La semaine dernière, il avait déjà annoncé, sans surprise, les noms de certains cadres: Thiago Silva, David Luiz, Julio Cesar, Fred,  Willian, Oscar, Paulinho et Ramires. Et le nom de Neymar est également une évidence. 

Quant à l'organisation, fort de ses résultats, Scolari s'est permis d'adresser un joli tacle: "On aurait pu mieux profiter des 7 ans que nous avons eus, pour améliorer  les aéroports, les routes, l'éducation. Nous avons perdu du temps". Lors de la Coupe des Confédérations, son groupe s'était montré concerné par les forts mouvements de protestation contre les coûts de l'organisation de l'événement aux dépens de l'éducation, de la santé. Il a affirmé que des manifestations populaires contre le Mondial "peuvent   avoir lieu et que tout le monde a le droit de protester" mais il a ajouté qu'il  ne pensait pas que "c'était le meilleur moment" pour ce faire.