Luiz Felipe Scolari
Luiz Felipe Scolari, le sélectionneur du Brésil | AFP - AGÊNCIA ESTADO - FELIPE RAU

Scolari : "On aurait pu le payer cher"

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"On aurait pu le payer cher", a reconnu le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari après la qualification aux tirs au but de la Seleçao devant le Chili, samedi, à Belo Horizonte, en 8e de finale.

Ca a été dur...

Comme on s'y attendait et comme je l'avais dit il y à sept ou huit  mois, lors du tirage, je savais que ce serait difficile face au Chili, qui a un  bonne organisation, de bons joueurs avec un bon travail tactique. Le match a  été équilibré à tous les niveaux et on a eu la chance de gagner aux tirs au  but. Cette victoire n'enlève rien au Chili, qui a très bien joué et met en  valeur notre performance. Chaque match est plus dur, et le niveau monte. Quand  tu gagnes avec cette émotion, de cette manière, on peut utiliser ça  positivement. Ce sont des matches à émotions, équilibrés... On n'a pas  transformé nos occasions et on aurait pu le payer cher à la 118e" (tir de  Pinilla sur la transversale à la 120e).

Le Brésil a disparu du match en encaissant le but. cela vous  inquiète-t-il? 

C'est clair que ça me préoccupe un peu. Même les joueurs expérimentés  sentent la pression du Mondial. Celui qui dit qu'il ne la sent pas, ment. C'est  un match différent, pas un match comme les autres. On a beaucoup de jeunes  joueurs. Ils acquièrent de l'expérience. Regardez Willian. Il tire bien les  penalties, et là, il a raté. C'est l'expérience qui rentre. Mais, il faut qu'on  commette moins d'erreurs. Ce sont des matches à élimination directe et on aura  peut-être pas toujours cette chance comme à la 118e. Je dis aux Brésiliens: on  a une bonne sélection. Pas meilleure, pas pire que les autres qualifiées. Mais,  on est à la maison. Les supporteurs nous ont beaucoup aidés. On a marqué un but  et on en a pris un sur les côtés sur une touche. Il y a quelque chose que je  n'admets pas là-dessus à ce niveau... Après, on a eu trois ou quatre occasions,  mais on ne les a pas mises. Et leur gardien fait 2-3 arrêts. Quand tu ne  marques pas, tu es en danger. Il y a la tension, ce n'est pas facile de joueur  un Mondial à la maison. On a la pression de la victoire. Si on avait dit: +Ok,  le but c'est de passer le 1er tour...+ il n'y aurait pas de pression... On a  dit qu'on voulait gagner et le peuple attend. Et, nous, on doit le faire. On a  fait une promesse, et on essaie de la tenir. On travaille. On a passé quatre  marches, il en reste trois pour aller au ciel.

Comment expliquez-vous le calme de Neymar pour tirer son penalty?

Neymar a 22 ans, mais il a l'expérience d'un joueur de 35. Il est mûr.  Il sait faire face à la difficulté naturellement. Il est très fort mentalement.  Il est prêt depuis qu'il 17-18 ans. Il aimer jouer au football. Quand il tire  un penalty, il le tire comme s'il jouait encore à Santos dans la rue. Mais, je  tiens à rappeler qu'il a joué 75 minutes après avoir un pris un coup très fort  sur la cuisse. Je ne comprends pas comment on peut faire ça et ne pas prendre  un carton jaune... Ca m'a rappelé 2006 quand j'étais entraîneur du Portugal:  Boulahrouz (défenseur Pays-Bas) avait cassé Cristiano Ronaldo et il a dû sortir  ensuite à la 15e minute. Neymar a la cuisse comme ça (geste avec les mains). Il  faudra faire un effort pour le récupérer dans les jours qui viennent. Cela peut  être un problème pour les prochains matches.

AFP