Mamadou Sakho
Mamadou Sakho | FRANCK FIFE / AFP

Sakho : "On a tous une rage en nous"

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Le défenseur de l'équipe de France Mamadou Sakho a évoqué mercredi "la rage" qui habite les Bleus et qui sera leur moteur en quarts de finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, vendredi au Maracana de Rio de Janeiro.

Q: Comment allez-vous physiquement et êtes-vous prêt à jouer vendredi?
R: "Ca va, ça va. Je suis sorti deux fois par précaution (face à la Suisse  et l'Equateur, ndlr) et je vais mieux. Hier (mardi), je me suis entraîné et  tout s'est bien passé, je suis à la disposition du coach".
   
Q: Que pensez-vous de cette génération bleue?
R: "On est une équipe très jeune avec des nouveaux joueurs. On essaye  d'instaurer un nouvel état d'esprit en dehors du terrain. On est naturel, il y  a des bons mecs. Il y a une ambiance géniale et on essaye de retranscrire ça  sur le terrain. On la sent bien vivre cette équipe, il y a des joueurs de  talent et avec des anciens comme Pat Evra, Bacary Sagna et Hugo Lloris on  arrive à trouver une bonne cohésion et tout se passe très bien. Il n'y a pas de  couleurs de peau ou de générations."
   
Q: Battre l'Allemagne serait-il un exploit?
R: "L'Allemagne est une grosse équipe, c'est une grosse nation de football  mais je n'ai pas trop envie de parler de l'Allemagne, je préfère me concentrer  sur notre équipe, garder notre état d'esprit, être concentré sur notre jeu.  Quand on a joué contre eux, il y a un petit moment (défaite 2-1, en amical en  février 2013 au Stade de France, ndlr), on était en phase de recherche.  L'équipe ne se trouvait pas encore très bien. Mais l'équipe a progressé,  c'était un match amical mais là on est en compétition. C'est une très belle  équipe, quand on regarde le passé, elle a souvent fait de belles performances  en Coupe du monde, elle garde bien le ballon, a un jeu plaisant à voir. Mais  nous aussi on est très forts et j'ai confiance en nous. Peu importe s'ils sont  mieux ou moins bien qu'avant, ce qui m'importe c'est notre jeu et de tout  donner pour ce maillot."
   
Q: Laurent Koscielny a bien assuré l'intérim en votre absence en 8e de  finale. Pensez-vous que la hiérarchie en défense centrale ait pu être modifiée?
R: "La hiérarchie, c'est vous qui le dites. On est tous un membre à part  entière de cette équipe. C'est ce qu'il y a de bien, quand on fait appel à un  joueur, il répond présent. On est tous à la disposition de ce maillot et tout  le monde fait le boulot, c'est le plus important."
   
Q: Thomas Müller a-t-il un profil qui vous convient?
R: "Je ne sais pas si je vais jouer. Après, en tant que défenseur, j'essaye  toujours de m'adapter à l'attaquant que j'ai en face de moi. Il effectue une  belle compétition, mais on va essayer de faire le maximum pour faire un bon  match."
   
Q: Quels sont les moments forts que ce groupe a vécu depuis le barrage  retour contre l'Ukraine?
R: "On a ressenti quelque chose de particulier. Depuis l'état d'esprit est  spécial, le coach nous donne aussi beaucoup de conseils et nous inculque cette  mentalité de gagneur. Le match contre la Suisse (5-2, ndlr) était très attendu,  on a répondu présent sur l'aspect psychologique et physique. On a fait ce qu'il  fallait, on a ressenti une force collective extraordinaire."
   
Q: Quelle est votre moteur?
R: "Cette rage je l'ai toujours, ça fait partie de mes qualités. Le plus  important c'est que toute l'équipe a un objectif commun. On est tous motivés,  on a tous une rage en nous. C'est pourquoi on fait de belles choses tous  ensemble."
   
Q: Que vous inspirent les France-Allemagne de 1982 et 1986?
R: "Je n'étais pas né, on m'en a parlé mais je ne peux pas trop m'exprimer  là-dessus."
   
Q: L'état d'esprit est-il un ingrédient essentiel pour aller au bout?
R: "C'est quelque chose d'important quand on vit en groupe pendant plus  d'un mois ensemble. Quand il y a des caractères forts, ça peut exploser mais on  arrive à bien s'entendre, l'ambiance est vraiment bonne. J'ai l'impression de  vivre mes années au centre de formation, tellement c'est beau."
   
Q: Qu'est-ce qu'il faut faire pour gagner la Coupe du monde?
R: "On a déjà un quart de finale à jouer. Il faut rester nous-mêmes, ce  sera un match difficile mais les Allemands savent que ça va être difficile pour  eux."
   
Q: Avez-vous conscience de pouvoir marquer l'histoire?
R: "On a ce souhait mais il ne faut pas le souhaiter mais le réaliser. On a  tous cette envie et on va tout donner pour écrire cette histoire."

Vidéo : Sakho parle du groupe France

AFP