Mamadou Sakho
Mamadou Sakho | FRANCK FIFE / AFP

Sakho, le brassard de l'espoir

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En confiant le brassard de capitaine à Mamadou Sakho ce mardi soir pour affronter la Norvège en match amical, et en le nommant vice-capitaine de l'équipe de France lors de la prochaine Coupe du monde, Didier Deschamps a lancé un message fort. Cela signifie sans doute que le sélectionneur des Bleus entend bien faire du défenseur central de Liverpool un titulaire au Brésil.

Bien plus qu'une promotion, ou un geste de remerciement pour le héros du match retour contre l'Ukraine, la décision de Didier Deschamps est lourde de sous-entendus. Car on ne nomme pas un joueur capitaine d'un soir, en l'absence de Lloris, et vice-capitaine pour une Coupe du monde à venir, si c'est pour le laisser sur le banc. Si la charnière centrale, avec trois prétendants évidents pour deux places, était l'un des derniers points d'interrogation au sein des Bleus, le débat semble désormais en passe d'être tranché avec cette décision. Sakho capitaine, Varane de retour en grande forme comme l'a démontré sa finale de Ligue des Champions avec le Real, c'est donc Laurent Koscielny qui devrait, selon toute vraisemblance, s'effacer. 

Pour le défenseur de Liverpool, c'est à la fois une forme de récompense après les services rendus à la nation contre l'Ukraine (doublé et victoire 3-0) et une invitation à grandir encore un peu plus dans le groupe. Car Mamadou Sakho est un joueur que l'on écoute, un de ces leaders naturels dont on a si souvent déploré l'absence chez les Bleus. A contrario d'un Lloris, tout en réserve, Sakho est une "grande gueule", capable de rameuter les troupes, de recadrer des coéquipiers, de faire passer sa rage de vaincre.

"Quelque chose de naturel"

"C'est un ensemble de choses par rapport à ce qu'il a fait sur le terrain et ce qu'il dégage en dehors", se justifie Didier Deschamps. "C'est quelque chose de naturel chez lui, je ne veux pas le freiner, bien au contraire". Il faut dire que le brassard, c'est un peu comme une seconde peau pour lui. Capitaine du Paris Saint-Germain à l'âge record de 17 ans, le voici pareillement honoré en équipe de France à 24 ans. L'ascension continue mais le défenseur n'est pas du genre à regarder dans le rétro, même s'il renvoie l'image d'un jour de gloire comme celui du match retour contre les Ukrainiens.  "Pour moi, pour toute l'équipe c'est un moment exceptionnel. Mais, maintenant il faut laisser ça derrière nous, le meilleur est encore à venir." Parole de capitaine. 

Julien Lamotte