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Le sélectionneur argentin Alejandro Sabella | MARIUS BECKER / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP

Sabella : "On va essayer d'aller le plus loin possible"

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Le sélectionneur de l'Argentine Alejandro Sabella a déclaré mardi que son équipe avait déjà "franchi un cap" en atteignant les demi-finales du Mondial-2014 où elle affrontera les Pays-Bas, mercredi à Sao Paulo.

Question: Votre défense aura un rôle crucial à jouer face à l'attaque de feu des  Pays-Bas...
Alejandro Sabella: "Le football est une question d'équilibre entre l'attaque et la défense.  Le premier défenseur est l'attaquant et le premier attaquant est un défenseur.  Nos futurs adversaires ont un énorme potentiel devant, à nous d'être attentifs."
   
Q: Votre milieu de terrain Javier Mascherano a déclaré qu'il faudrait  surtout se méfier des contre-attaques néerlandaises...
AS: "On va voir à quelle sorte de match on sera confronté. Les Pays-Bas  tiennent très bien le ballon et possèdent des joueurs très talentueux. Il  faudra essayer de les rendre le moins dangereux possible. Quand vous avez  tendance à attaquer à plusieurs, votre adversaire peut profiter des espaces que  vous avez laissés."
   
Q: Vous avez été très critiqué après les premiers matches. Comment  avez-vous réussi à renverser la situation pour vous retrouver en demi-finales?
AS: "Je ne parle jamais de mes mérites. Le mérite appartient aux joueurs."
   
Q: Le jour de votre demi-finale coïncide avec la journée de l'Indépendance  argentine. Avez-vous un message pour le peuple argentin?
AS: "Mon message c'est qu'on va essayer d'être comme on est d'habitude:  travailler avec humilité, sérieux, essayer d'être à 100% et commettre le moins  d'erreurs possibles."
   
Q: Que pensez-vous d'Arjen Robben, la principale menace des Oranje?
AS: "Il est très fort en un-contre-un et il faudra être le plus regroupé  possible, lui laisser peu d'espaces pour éviter qu'il prenne de la vitesse.  Sinon, cela deviendra très dur de lui prendre le ballon."
   
Q: Peut-on le comparer à Lionel Messi?
AS: "C'est un grand joueur, très important pour les Pays-Bas, comme Neymar  l'est pour le Brésil ou Messi pour l'Argentine. Mais le meilleur des trois  c'est Messi."
   
Q: Etes-vous surpris par la façon de jouer des Néerlandais?
AS: "Ils possèdent un très grand entraîneur, très connu (Louis Van Gaal,  ndlr). Il a dit qu'il pouvait faire jouer son équipe de différentes façons d'un  point de vue tactique. Il peut varier les schémas, les joueurs, il l'a maintes  fois prouvé durant sa carrière. C'est quelqu'un de très intelligent.
   
Q: Comment faire sans Angel Di Maria, forfait?
AS: "Di Maria est un joueur très important pour nous, je l'ai toujours dit.  Tout le monde sait ce qu'il est capable de nous apporter. Il apporte de  l'équilibre au jeu, c'est un milieu qui peut se projeter en attaque, il aime  jouer avec Messi. Il vient de remporter la Ligue de champions avec le Real  Madrid, toute l'Europe le convoite. Perez (son remplaçant, ndlr) a d'autres  caractéristiques. C'est un joueur dynamique, qui occupe bien les espaces."
   
Q: Diriez-vous que votre tournoi ne sera réussi qu'en cas de victoire  finale?
AS: "Notre but était d'aller le plus loin possible et en premier lieu de  faire partie du Top 4. Maintenant, on va essayer de gagner et d'aller le plus  loin possible. Quand vous atteignez ce stade de l'épreuve, vous ne vous  préparez pas à perdre. Mais moi et mes joueurs, on a déjà gagné, on a franchi  un cap. Je suis d'ores et déjà fier de mes joueurs."
   
Q: Cela faisait 24 ans que l'Argentine n'avait plus atteint les  demi-finales. Avez-vous le temps de savourer ce moment ou ressentez-vous de la  pression?
AS: "La pression existe toujours mais celle-ci est une pression spéciale. Il  y a de la joie, bien sûr, de l'optimisme, de l'enthousiasme. Mais on doit  maintenir cette énergie."

AFP