Didier Deschamps à Clairefontaine
Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, à Clairefontaine | AFP - FRANCK FIFE

Russie - France, trois interrogations à lever pour les Bleus de Deschamps

Publié le , modifié le

Après la défaite contre la Colombie au Stade de France, l'équipe de France a mis le cap sur Saint-Petersbourg pour défier la Russie (17h50), battue (3-0) par le Brésil dans le même temps. Contre l'hôte de la prochaine Coupe du monde, les Bleus ont la dernière occasion collective de lever les doutes de Didier Deschamps, qui dévoilera la composition de sa liste pour la compétition début mai. Une ultime possibilité de donner des gages au sélectionneur pour faire le même voyage en juin prochain.

La défense, un chantier en cours

Depuis l'élimination en quarts de finale de la Coupe du monde (1-0) par l'Allemagne à Rio de Janeiro en 2014, l'équipe de France a encaissé 40 buts. En s'imposant (3-2) vendredi, la Colombie est devenue la 7e équipe à faire tomber les Bleus, après le Brésil, la Belgique, l'Angleterre, le Portugal, l'Espagne et la Suède, que ce soit en amical ou en compétitions. En 46 matches, cela fait à peine plus d'un but par match. Mais l'équipe ne brille pas toujours dans ce secteur de jeu.

Dans l'axe, le trio Varane-Umtiti-Koscielny peut alterner de grandes performances et d'autres plus quelconques, avec des associations très différentes. Laurent Koscielny pourrait être relancé face aux Russes, alors que Presnel Kimpembe a montré avec Paris qu'il pouvait rivaliser dans les matches importants. Sur les côtés, c'est bien plus préoccupant. Benjamin Mendy blessé et douteux pour la Coupe du monde, n'a pas trouvé de successeur. Personne ne s'est imposé. A droite comme à gauche. Lucas Hernandez, entré en fin de match contre la Colombie, pourrait bénéficier d'une chance à saisir. En fonction des schémas de jeu choisis par Didier Deschamps, le jeu dans les couloirs peut se révéler primordial pour l'équipe de France.

 

L'équipe de France comme un avion sans ailes ?

Au milieu, deux indéboulonnables et des questions

Blaise Matuidi et N'Golo Kanté sont les cadres de ce milieu de terrain. Joueurs de devoir, au physique impressionnant, les deux hommes ont des rôles de l'ombre qui ne les empêchent pas de briller. D'un 4-4-2 à un 4-3-3, les schémas ont forcément une importance sur la composition de ce milieu de terrain. Plus travailleur, plus créateur, tout est possible.

A côté d'un Lemar généralement convaincant, comme Tolisso très bon à l'automne et qui revient d'une blessure, le cas Pogba interpelle forcément, tout comme celui de Rabiot. Le premier n'est plus vraiment le joueur influent qu'il était à Turin, et son avenir à Manchester United semble même s'inscrire en pointillé. Son apparent dilettantisme lui est alors préjudiciable, d'autant plus que ses performances ne sont pas à la hauteur du potentiel qu'on lui prête. Même cause et même conséquence pour Adrien Rabiot. Capable de performances haute gamme avec le PSG, il peut aussi se rendre coupable de relâchements terribles.

 

L'énigme Pogba

En attaque, Griezmann, Giroud et...

Comme dans les autres lignes de l'équipe, la talent offensif ne manque pas dans cette équipe de France. Antoine Griezmann en est devenu le symbole depuis l'Euro 2016. Les statistiques d'Olivier Giroud (30 buts en 70 sélections) ainsi que son jeu aérien en font un joueur majeur pour le sélectionneur. Autour, les jeunes Dembélé, Martial, Mbappé, Coman, Fekir ou les moins jeunes Lacazette, Thauvin, Ben Yedder ou Payet ont tous des arguments à faire valoir. Mais leurs qualités attendent des performances de premier plan en Bleu, sur la durée.

Face aux Russes, Florian Thauvin, blessé, rate l'occasion de s'illustrer contre les Russes. Nabil Fekir dispute un contre la montre après sa blessure au genou contractée avec Lyon, et qui le tient éloignée des terrains depuis le derby. Alexandre Lacazette, avec ses 3 buts en 16 rencontres en Premier League avec Arsenal, devra d'abord se battre pour récupérer une place de titulaire lorsqu'il reviendra de sa blessure au genou, (opéré mi février et out 4-6 semaines). Idem pour Kingsley Coman

Les Bleus sous pression en Russie

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze