Ruffier dans la peau du N.2

Ruffier dans la peau du N.2

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La promotion de Stéphane Ruffier comme gardien N.2 de l'équipe de France lors du Mondial après le forfait de Steve Mandanda a pris de l'épaisseur vendredi, même si officiellement le staff des Bleus n'a rien confirmé. La conférence de presse de Didier Deschamps lundi à la veille du match amical contre la Norvège devrait cependant lever le voile sur ses intentions en la matière.

Tout est venu d'une déclaration du capitaine de Saint-Etienne Loïc Perrin, qui figure parmi les réservistes de l'équipe de France et qui, interrogé sur l'arrivée de Ruffier dans le groupe des 23, après le forfait de Steve Mandanda a déclaré: "c'est une bonne chose pour lui, il le mérite, il a été un élément essentiel de notre réussite avec Saint-Etienne". Ces propos viennent confirmer que la tendance est clairement à une nomination du portier stéphanois comme doublure du capitaine Hugo Lloris.

Michaël Landreau (35 ans, 11 sélections), qui prendra sa retraite à l'issue de la Coupe du monde, a d'ailleurs accrédité cette thèse en affirmant vendredi sur France Info qu'il "avait plus d'arguments pour être le meilleur N°3". Sans donner de pistes sur son choix entre Landreau et Ruffier, Deschamps avait ouvert la voie dès lundi à un tel scénario en indiquant que le rôle du gardien N.3 était "particulier". Mais Deschamps avait aussitôt ajouté qu'il souhaitait attendre d'en discuter avec les principaux intéressés avant de se décider, Ruffier et Landreau n'ayant rejoint le stage de Clairefontaine que mercredi.

Une promotion express

Si cette décision était officialisée par Deschamps ou l'encadrement, Ruffier (27 ans, 1 sélection) passerait donc en moins de deux semaines d'un statut de N°4 à celui de N°2. Un beau cadeau pour ce joueur qui avait connu une première expérience très frustrante en Coupe du monde, en 2010. Appelé en cours de tournoi pour pallier l'indisponibilité de Cédric Carrasso sans pouvoir intégrer officiellement le groupe France en vertu du règlement de la Fifa, Ruffier avait débarqué en Afrique du Sud le 17 juin 2010 juste avant l'implosion des Bleus.

Quelques jours plus tard, il en effet avait assisté, ébahi, à la fameuse grève de l'entraînement du 20 juin à Knysna. Il avait ensuite connu sa première cape sous les ordres de Laurent Blanc en amical contre la Norvège (défaite 2-1 en août 2010), le nouveau sélectionneur de l'époque ayant voulu se passer des services des Mondialistes en guise de punition. Cette fois, fort d'une nouvelle saison pleine avec Saint-Etienne (4e de L1), il entre de plain-pied dans le saint des saints avec en ligne de mire l'Euro-2016.

Christian Grégoire