Romario veut envoyer en prison les dirigeants du football au Brésil

Romario veut envoyer en prison les dirigeants du football au Brésil

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Romario, ex-star brésilienne du football et aujourd'hui député fédéral socialiste de Rio, a demandé la prison pour les dirigeants du football brésilien qu'il tient pour responsables de l'échec de la Seleçao massacrée 7-1 par l'Allemagne en demi-finale du Mondial.

"Notre football se détériore depuis des années, il est sucé par des  dirigeants qui ne savent même pas jongler avec le ballon. Ils restent dans leur  tribune de luxe dans les stades en trinquant aux millions qui entrent sur leur  compte bancaire!", affirme l'ancien champion du monde (1994) dans une lettre  diffusée sur les réseaux sociaux. Romario de Souza Faria (48 ans) est devenu l'opposant le plus acide de  l'organisation du Mondial-2014 au Brésil. "Marin et Del Nero devraient se trouver en prison", ajoute-t-il dans une  allusion au président de la Confédération Brésilienne de Football (CBF), José  Maria Marin, et son numéro 2, Marco Polo del Nero, qui doit le remplacer à la  tête de l'organisation en 2015.

Romario soutient que le football au Brésil traverse une crise. "Vous croyez  que c'est le problème des joueurs ou de l'entraîneur? Absolument pas!", dit-il. "La corruption au sein de la CBF a son origine dans les clubs brésiliens,  parce que ce sont les fédérations et les clubs qui élisent depuis des années le  même groupe de dirigeants", a souligné Romario, ajoutant que "les clubs sont  noyés par des dettes colossales envers les banques et fraudent le fisc". La présidente "Dilma (Rousseff) va remettre la Coupe à une autre sélection  (...) Ils emporteront la Coupe et nous on restera avec nos stades surfacturés  et aucun héritage matériel. Car, sur le plan de l'immatériel, nous avons montré  au monde que nous sommes un peuple heureux malgré toutes nos difficultés",  précise-t-il. "Ce sera la Coupe de la honte", assène encore Romario qui a déjà demandé à  plusieurs reprises, sans succès, une intervention politique du gouvernement  brésilien dans le football national.

AFP