Mondial 2018 : Qui es-tu Panama ?

Mondial 2018 : Qui es-tu Panama ?

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Le Panama a décroché ce mardi sa première qualification pour une Coupe du Monde de football, au terme d'un match qui a suscité la polémique. Tout comme l'Islande, la sélection fera ses débuts au niveau mondial en Russie. Focus sur l'histoire récente d'une nation peu connue sur la scène internationale.

Le Panama se retrouve là, un peu par hasard, comme un cheveu sur la soupe. La sélection de Hernán Dario Gómez cherchait seulement à assurer sa place de barragiste intercontinental et elle se retrouve qualifiée directement pour la Coupe du Monde 2018 en Russie. Un scénario difficilement envisageable seulement quelques minutes avant le coup d'envoi de leur match face au Costa Rica, remporté 2-1.

Alors menés 1-0, les Panaméens égalisent sur un but imaginaire. Le ballon n'a jamais franchi la ligne. Même l'attribution du but est ratée. Il n'est même pas crédité au nom du dernier joueur à avoir toucher le ballon. Le miracle est en marche. Deux minutes avant le coup de sifflet final, le défenseur central Román Torres monte, reste aux avant-postes, et place sa tête: 2-1. 

Pendant ce temps, les Etats-Unis trébuchent à Trinité-et-Tobago. Le scénario est complètement inattendu, surtout depuis l'Europe, habituée à rencontrer les Etats-Unis, le Mexique ou encore le Costa Rica.

Une notoriété limitée

Le Panama est classé au 60ème rang du classement FIFA (septembre 2017). Le petit pays d'Amérique centrale n'avait jamais réussi à se qualifier à une Coupe du Monde.

Un seul de ses joueurs joue en Europe... en troisième division croate (Abdiel Arroyo). C'est dire si la notoriété du pays n'a pas franchi les frontières du continent américain, hors scandale financier.

Ah si, rappelez-vous Dely Valdés, l'ancien joueur phare du PSG (1995-97). Et bien, après avoir disputé 32 matches en tant que joueur sous les couleurs du Panama, il en était devenu le sélectionneur entre 2011 et 2014, sa dernière expérience sur un banc de touche.

De la polémique à la liesse nationale

Si la qualification, ou plus précisément le premier but panaméen, a suscité le scandale, il n'a, bien sûr, pas produit la même réaction au pays. Le président Juan Carlos Varela a même décrété que ce mercredi était un jour férié. La liesse a tout emporté. "Dieu est Panaméen. Russie, nous voilà" titrait même le quotidien local El Siglo.

Andréa La Perna @A_LaPerna