Michel Platini - 2009
Michel Platini | AFP - OLIVIER MORIN

Platini: "Un tissu de mensonges"

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Le président de l'UEFA Michel Platini a estimé que les accusations dont il fait l'objet dans une enquête publiée ce mardi par France Football, n'est qu'un tissu de "mensonges" a réagi le président de l'UEFA Michel Platini qui avait voté pour ce pays et n'exclut pas des poursuites.

"Croire que mon choix se serait porté sur Qatar-2022 en échange  d'arrangements entre l'Etat Français et le Qatar n'est donc que pure  spéculation et n'engage que ceux qui écrivent ces mensonges", a assuré l'ancien N.10 de l'équipe de France dans un communiqué transmis à l'AFP. "Je ne m'interdis pas d'attaquer en justice toute personne qui mettra en doute mon intégrité dans ce vote". "Comme je l'ai déjà répété, le Président Sarkozy ne se serait jamais permis de me demander de voter pour Qatar 2022 car il sait que je suis un homme  libre", précise encore Platini après avoir rappelé qu'il avait en toute  "transparence" révélé lui-même son vote. "J'ai donc fait mon choix en toute  indépendance, en suivant une logique simple (...): l'ouverture à des pays qui  n'ont encore jamais organisé de grands événements sportifs". "Dans le même souci de transparence, c'est moi qui avais également révélé aux médias que quelques semaines avant le vote j'avais été convié par Nicolas  Sarkozy à un dîner", poursuit-il.

L'hebdomadaire parle d'une "odeur de scandale" autour de ce vote et estime  qu'il devrait être annulé. Il évoque notamment "une réunion secrète" à l'Elysée une dizaine de jours avant le vote de la Fifa fin 2010, entre le président de la République Nicolas Sarkozy, le prince du Qatar, Tamin bin Hamad al-Thani, Michel Platini, et  Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, propriétaire du Paris SG,  (alors) en proie à de grosses difficultés financières. "Au cours de cette réunion, écrit le journal, il a tour à tour été question du rachat du Paris Saint-Germain par les Qataris (ndlr: effectif en juin 2011),  d'une montée de leur actionnariat au sein du groupe Lagardère, de la création  d'une chaîne de sport (la future BeIn sport) pour concurrencer Canal + -que  Sarkozy voulait fragiliser-, le tout en échange d'une promesse: que Platini  (président de l'UEFA) ne donne pas sa voix aux Etats-Unis, comme il l'avait  envisagé, mais au Qatar".