Paolo Guerrero
Paolo Guerrero avec le Pérou durant les phases de qualification pour la Coupe de monde | ERNESTO BENAVIDES / AFP

Pérou/dopage: Paolo Guerrero va pouvoir disputer la Coupe du monde

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Le capitaine du Pérou, Paolo Guerrero, pourra finalement disputer le Mondial-2018, le Tribunal fédéral suisse devant lequel le joueur a fait appel de sa suspension pour dopage lui ayant accordé "l'effet suspensif" de son recours.

D'abord suspendu 6 mois pour un contrôle positif à la cocaïne, il avait fait appel de cette décision, demandant son annulation. L'Agence mondiale antidopage (AMA) avait également fait appel, demandant une sentence alourdie. Le 14 mai, le TAS a finalement décidé de porter sa suspension de 6 à 14 mois, privant ainsi le joueur du Mondial. Mais finalement il bénéficie d'une décision favorable. 

"La Présidente de la Première Cour de droit civil du Tribunal fédéral accorde l'effet suspensif (...) au recours formé par le footballeur péruvien Paolo Guerrero contre la sentence non motivée rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). (...) En conséquence, Paolo Guerrero pourra participer à la prochaine Coupe du Monde", a expliqué le Tribunal fédéral, plus haute instance judiciaire suisse, dans un communiqué. Le Pérou sera opposé à la France, au Danemark et à l'Australie au premier tour.

Le joueur remercie ses soutiens

"Cette décision me rend justice, au moins partiellement, et je remercie le Tribunal suisse", s'est réjoui Guerrero dans un communiqué. Je rejoins ma sélection et avec mes coéquipiers, je m'engage à donner le meilleur de moi-même pour procurer de grandes joies à mon pays. Il n'y a pas de limites, il n'y a plus de rêves impossibles, parce que quand nous, Péruviens, nous nous unissons, tout est possible", a-t-il poursuivi.

Le président de la fédération péruvienne, tout comme d'ailleurs le Président de la République ont fait part de leur satisfaction.  Le Pérou, versé dans le groupe C du Mondial-2018, affrontera la France, le Danemark et l'Australie. Chose rare, les capitaines de ces trois sélections, ainsi que le syndicat des joueurs, la Fifrpo, avaient apporté leur soutien à Guerrero.


 

AFP