Kaka et Ronaldinho
Kaka et Ronaldinho lors du Mondial-2010 | AFP - JOAO PAULO ENGELBRECHT

Pas d'association Kaka-Ronaldinho pour Scolari

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Après avoir rappelé Ronaldinho, 32 ans, pour affronter l'Angleterre en février dernier, Luiz Felipe Scolari a replacé Kaka, 30 ans, dans le groupe de la Seleçao pour les matches amicaux contre l'Italie (jeudi) et la Russie (lundi). Mais pour le moment, le sélectionneur ne veut pas les associer: "Je préfère les voir séparément. J'ai préféré donner une chance d'abord au premier, et après à l'autre. Ensuite nous pourrons voir si on peut les associer ou non".

A un an et demi de la Coupe du monde à domicile, le Brésil tente de faire du neuf avec du vieux. Licencié en novembre dernier, le sélectionneur Mano Menezes a été remplacé par Luiz Felipe Scolari (64 ans), qui avait mené les Auriverdes à leur dernier sacre mondial en 2002. Limogé du club de Palmeiras en septembre dernier, celui-ci est revenu aux manettes avec un adjoint de renom, Carlos Alberto Parreira, 69 ans, champion du monde avec cette équipe en 1994. Pour retrouver une formation conquérante alors qu'elle est tombée au 18e rang au classement FIFA (son pire classement de l'Histoire), les deux techniciens ont fait appel à d'autres "anciens".

Pour leur première sortie, un match amical à Londres contre l'Angleterre en février, ils avaient fait revenir Ronaldinho, le gardien Juli Cesar et l'attaquant Luis Fabiano. La défaite (2-1) n'a pas modifié la ligne de conduite du staff brésilien. Pour défier, toujours en amical, l'Italie et la Russie, il a conservé Julio Cesar, mais a cette fois fait appel à Kaka et Fred, l'ancien Lyonnais de 29 ans, pour poursuivre sa revue d'effectif, laissant Ronaldinho à la maison. "Je préfère les voir séparément", a expliqué Scolari à la veille du match contre l'Italie. J'ai préféré donner une chance d'abord au premier, et après à l'autre. Ensuite nous pourrons voir si on  peut les associer ou non". Les anciens coéquipier sous le maillot de l'AC Milan sont donc pas prêts de retrouver leurs automatismes.

A quelques mois de la Coupe des Confédérations à domicile, véritable répétition du Mondial-2014, le sélectionneur sait que le temps est compté, et qu'il doit montrer des progrès. "Le résultat compte aussi", avoue-t-il. "Nous devons acquérir plus de  force, de crédit et de confiance, et cela ne vient qu'avec les victoires. J'espère aussi que les matches contre l'Italie et contre la Russie nous serviront à affronter différentes situations de jeu et savoir comment y  répondre."