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Sepp Blatter dévoile le nom de la Russie | AFP - Philippe Desmazes

Moscou dément tout "arrangement" pour obtenir le Mondial 2018

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Le ministre russe des Sports Vitali Moutko a démenti vendredi tout "arrangement" pour l'obtention de l'organisation du Mondial de football 2018 après les accusations du président démissionnaire de la Fifa Joseph Blatter dans le Financial Times. "Il n'y a eu aucun arrangement pour obtenir la Coupe du monde 2018. Nous sommes venus avec notre projet. Et la Russie n'a conclu d'arrangement avec personne, nous avons obtenu cette Coupe du monde au mérite", a déclaré M. Moutko cité par les agences russes.

Vitaly Moutko était déjà ministre des Sports dans le gouvernement russe à  l'époque où la Russie a obtenu l'organisation de la Coupe du monde 2018. Dans une interview au quotidien Financial Times de vendredi, Joseph Blatter  affirme que les Coupes du monde 2018 et 2022 devaient initialement être  attribuées à la Russie et aux Etats-Unis, et non au Qatar. 

"C'était dans les coulisses"...

"C'était dans les coulisses. Il y avait un arrangement diplomatique", "un  gentleman's agreement", pour que les deux tournois se disputent en Russie et  aux Etats-Unis, a dit le Suisse, répétant ainsi, en des termes plus forts, des  affirmations déjà formulées mercredi à l'agence russe Tass. Si le plan a capoté pour le Mondial-2022, c'est à cause de "l'interférence  gouvernementale de M. Sarkozy", alors président de la République française,  selon M. Blatter. 

"Une semaine seulement avant l'élection j'ai eu un appel téléphonique de  Platini qui a dit: +Je ne suis plus ton plan parce que le chef de l'Etat m'a  dit que nous devrions prendre en compte... la situation de la France+. Et il  m'a dit que cela concernerait plus d'un vote parce qu'il avait un groupe de  votants avec lui", a affirmé M. Blatter. Le président de l'UEFA Michel Platini a révélé avoir voté pour le Qatar en  décembre 2010 lors de l'attribution du Mondial-2022 mais a toujours nié l'avoir  fait sur la demande de l'ancien président de la République (2007-2012), qui  l'avait peu avant invité à un repas à l'Elysée en compagnie notamment du futur  émir du Qatar.

AFP