islande angleterre
Les joueurs islandais célèbrent, en juin dernier à Nice, la victoire contre l'Angleterre avec leur public | BERTRAND LANGLOIS / AFP

Mondial 2018 : l'Islande pour un nouveau défi

Publié le , modifié le

On les avait quittés, début juillet au Stade de France, après leur élimination contre la France en quarts de finale de l'Euro 2016 (2-5). Revoilà les Vikings islandais, toujours soutenus par leur formidable public et lancés dans un nouveau challenge : tenter de se qualifier pour la première phase finale de Coupe du monde de leur histoire. Placés dans le groupe I de la zone Europe, en compagnie de la Croatie, de l'Ukraine, de la Turquie, de la Finlande et de l'inédit Kosovo, les joueurs de Heimir Hallgrimsson débutent, ce lundi soir, leur parcours à Kiev. Un "clapping" d'entrée de jeu pour Aron Gunnarsson et sa joyeuse bande de trouble-fête ?

La marée bleue a déferlé sur l'Hexagone durant tout le mois de juin. Un tsunami rafraîchissant et fort sympathique. Durant l'Euro 2016, les hommes venus du pays des geysers avaient fait trembler au premier tour le Portugal, futur vainqueur du tournoi, avant d'éliminer l'Angleterre en huitièmes de finale. La folie s'était déplacée de Reykjavik à Nice : un dixième de la population islandaise était présente, ce soir-là, à l'Allianz Riviera.

Le charme s'était à peine estompé, lors de l'étape suivante, malgré l'élimination à Sain-Denis devant des Bleus euphoriques. Quarts de finaliste pour leur première participation à un grand tournoi international, les Vikings avaient été la surprise, mais aussi l'un des rayons de soleil de ce Championnat d'Europe sur le territoire hexagonal.

Un profil d'épouvantail

C'est avec plaisir que l'on retrouve les Bjarnason, Sigthorsson, Gunnarsson, Halldorsson... sur les terrains. Les hommes du Nord veulent relever un nouveau défi: découvrir cette fois la fièvre sportive d'une Coupe du monde. Pour espérer fouler les pelouses à Moscou, Saint-Pétersbourg ou Kazan, les joueurs de Heimir Hallgrimsson, aujourd'hui seul sur le banc après le départ de son collègue suédois Lars Lagerbäck, ont la chance d'avoir été versé dans un groupe qualificatif dense mais abordable. Avec son nouveau profil d'épouvantail, l'Islande n'a rien à envier à la Croatie, à la Turquie et cette Ukraine, maintenant dirigée par Andriy Shevchenko, qu'elle affronte ce lundi à Kiev (21h45, heure française).

Evidemment, l'attrait de retrouver les formidables supporters scandinaves motive tout amateur de ballon rond. Le phénomène clapping a marqué de son empreinte l'Euro en France, au point d'être repris dans de nombreuses manifestations sportives. Désormais débarrassés de tout complexe, les Islandais n'ont vraiment pas l'intention de n'avoir été qu'un effet de mode éphémère. Tactiquement et physiquement, les "Strakarnir Okkar" ("Nos Garçons") ont toutes aptitudes pour poursuivre leur conquête de nouveaux mondes. Foi de Vikings !

Nicolas Gettliffe