Franck Lampard (Angleterre)
Franck Lampard (Angleterre) | FRANCK FIFE - AFP

Mondial 2014: l'Angleterre veut conclure

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L'Angleterre, leader du groupe H des qualifications du Mondial-2014, doit absolument éviter de trébucher ce mardi sur la Pologne, la dernière haie qui se dresse entre elle et le Brésil, car l'Ukraine n'attend que ça pour la doubler sur la ligne. A l'orée de l'ultime match de leur campagne, les Anglais peuvent donc se contenter du même résultat que l'Ukraine, mais il y a fort à parier qu'il faudra renverser l'équipe de Waldemar Fornalik qui leur avait posé pas mal de problèmes au match aller (1-1).

Car, avec 19 points, la sélection de Roy Hodgson en compte un de plus que  son plus proche rival, mais celui-ci devrait remporter une large victoire chez  le très accueillant Saint-Marin. Accrochés deux fois par l'Ukraine (1-1 et 0-0), les coéquipiers de Rooney,  six buts dans les éliminatoires, vont donc devoir réaliser le même "exploit"  que vendredi lorsqu'ils ont, pour la première fois depuis septembre 2012, gagné  contre l'un des quatre premiers du groupe, le Monténégro (4-1). Ce résultat n'assure pourtant rien d'autre qu'une place de barragiste en  novembre dans le pire des cas, alors que l'inconstante Angleterre préfèrerait  plutôt se jauger face à l'Allemagne en match amical à ce moment-là. 

"J'ai été sévère avec les joueurs car je veux absolument les empêcher de  tomber dans l'excès de confiance, a ainsi déclaré Roy Hodgson après avoir  rappelé que "le travail n'avait jusque-là été fait qu'à moitié". Audacieux vendredi, le sélectionneur britannique a été récompensé par le  néophyte Townsend. Alors qu'il est privé de ses latéraux Cole et Walker,  suivra-t-il le même chemin mardi dans un match encore plus irrespirable? Sur le papier, son équipe, invaincue dans la campagne et battue une seule  fois lors des 21 matches de son mandat, n'a pourtant pas grand chose à craindre  du 4e (13 points), qui a abandonné vendredi ses derniers espoirs en s'inclinant  à Kiev (0-1). 

Ne pas répéter 1973 et 2007

Malgré la belle activité du capitaine Blaszczykowski (4 buts), les Polonais  ont en effet avancé au ralenti lors des éliminatoires, en raison du faible  rendement de leur star Lewandowski, auteur de trois buts seulement. Mais  prudence quand même car le talentueux duo de Dortmund, surtout son attaquant  vedette, peut frapper n'importe quand. Défensivement, même si leurs trois gardiens jouent en Angleterre, les  Polonais, de surcroît privés de Piszczek et Szukala, ne se sont pas rassurés  lors des cinq derniers matches en encaissant six buts, dont l'un contre  l'inoffensif San Marino. Enfin, l'Angleterre n'a plus perdu contre les coéquipiers de Boruc, le  gardien de Northampton aux cinq "clean sheets" cette saison, depuis 1973, soit  15 matches. 

Mais l'équilibre est instable et l'équipe aux Trois Lions ne peut  s'empêcher de trembler car elle se souvient aussi bien de la déconvenue du  premier match contre les Polonais que de celle face aux Corates en 2007, les  deux dans des conditions analogues. A l'automne 1973, une Pologne héroïque avait, en effet, obtenu un nul à  Wembley, éliminant ainsi l'Angleterre du Mondial-74. Il y a six ans, c'est une  Croatie démobilisée (3-2) qui l'avait privée d'Euro-2008. Même si l'adversaire a jusque-là plus montré sa propension à ne pas perdre  (avec quatre nuls) que son sens de l'initiative, le pays reste donc en alerte. 

Rien de mieux pour cela, que la polémique du moment sur les 18.000 billets  attribués par la FA aux visiteurs alors que le quota initial n'était que de  8000. Cela ne pouvait pas mieux tomber pour fouetter l'orgueil national des  joueurs et celui de la patrie en danger.

AFP