France - 20 Bakambu Mondial
Cedric Bakambu en action | AFP - GUILLERMO LEGARIA

Mondial - 20: Les Bleuets pas à la hauteur

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L'équipe de France des moins de 20 ans a commencé samedi soir son Mondial par la pire des manières: une cinglante défaite 4-1 face au pays hôte, la Colombie, pour avoir cédé au défi physique de l'altitude de Bogota, et face au N.10 des Cafeteros, James Rodriguez. La Colombie prend la tête du groupe A, devant la Corée du Sud à la différence de but, qui avait battu le Mali plus tôt sous des trombes d'eau (2-0).

Lacazette n'a pas fini de ruminer cette 62e minute. Les Bleus sont alors  menés 2-1; lancé à toute vitesse, l'attaquant entré en jeu après la pause  déborde le gardien côté droit, voit la cage grande ouverte... mais ne peut  redresser sa frappe. C'est là que les Français craquent: ils encaissent deux  buts coup sur coup par Arias (64e) et Muriel (66e), et le match est plié. Et l'addition aurait pu être plus corsée encore sans les interventions de  Ligali en duel avec Ortega (45e+1) ou sur le second penalty de Rodriguez (74e). "On aurait  pu égaliser par Lacazette, et à ce moment-là le match nous a échappé", a constaté le sélectionneur tricolore Francis Smerecki.

Champion d'Europe en titre, les Bleuets ont subi un lourd revers face au pays organisateur. "On a subi le match, c'est le match qu'on craignait: on a rarement pu  gêner la Colombie, seulement par moments", a reconnu le patron des Bleus. Les "petits Bleus" avaient pourtant ouvert le score, par Sunu, d'une frappe  puissante après un joli dribble derrière le pied d'appui (21e). Il était venu  fêter ce but avec les remplaçants, surtout Mavinga, qui doit quitter le groupe  sur blessure (pied). "Même quand on a ouvert le score, on  avait la sensation que les Colombiens nous mettaient sous pression", a remarqué Smerecki.

Des talents et des manques

Leur sélectionneur, Francis Smerecki, avait raison de se méfier du  défi physique imposé par l'altitude de Bogota (2600 mètres): ses protégés ont  décliné au fil du match pour finir avec quatre buts dans la musette. Une "goleada" due aussi à un joueur, qui évolue à Porto et n'a pas fait  mentir son statut de star précoce. James Rodriguez créait le danger à chaque  touche de balle, et se montrait surtout décisif. Meneur de jeu dans le même  4-2-3-1 que la France, il remportait son duel à distance avec Kakuta, peu  rayonnant. C'est Rodriguez qui égalisait sur penalty (30e), qui alertait Muriel pour  le deuxième but (48e) et centrait pour le troisième, signé Arias (63e). La  paire de milieux défensifs Fofana-Coquelin aura souffert...

Avant l'heure de jeu, les Bleus ont pourtant essayé de construire, et  réussi quelques beaux mouvements offensifs, mais il manquait toujours la  précision dans la dernière passe et le coup de rein nécessaire. C'est du coup sur des actions individuelles qu'ils se créaient leurs  principales occasions, avec des frappes de Griezmann, claquée par la gardien  (7e) et au-dessus (19e), et celle de Sunu qui fit mouche. Puis des coups de  pied arrêtés, un coup franc de Griezmann détourné par le gardien (52e) et une  reprise de Koulibaly encore repoussée par Bonilla (59e). Puis vint la 62e minute...

Réactions

Francis Smerecki, sélectionneur de l'équipe de  France des moins de 20 ans: "C'est une  entrée en matière très moyenne, j'espère que ça pourra servir pour deux autres  matches. La Colombie devant son public a été sublimée, n'a jamais craint le  match, alors que nous l'avons subi presque volontairement. On était empruntés  quand on avait le ballon, les moyens techniques dont on disposait dans  certaines jambes n'ont pas été suffisants. l n'y a pas de modification à faire, il faut qu'on retrouve ce qu'on  sait faire et ce qu'on a fait dans un passé très récent. On a vu simplement par  instants une équipe qui essayait de maîtriser et priver la Colombie de ballons,  mais pas suffisamment, et surtout rarement avec la décision derrière. Dans la  récupération, la Colombie a été supérieure. Ce qui est important pour nous, au  vu du match, c'est d'abord retrouver dans trois jours cette détermination à  gagner des matches, et l'enthousiasme nécessaire dans une Coupe du monde pour  accrocher une qualification

AFP