Messi sauve l'Argentine face à l'Iran

Messi sauve l'Argentine face à l'Iran

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In extremis ! A court de solutions pendant 90 minutes, l'Argentine est venue à bout de l'Iran 1-0 (Groupe F). Et une fois de plus c'est l'insatiable Lionel Messi qui libère son équipe dans le temps additionnel par une magnifique frappe. Ce 40e but en sélection pour le N.10 de l'Albiceleste est également synonyme de qualification pour les 8e de finale.

Que ce fut dur pour l'Argentine! Après une laborieuse victoire (2-1) face à la Bosnie-Herzégovine, la Céleste a encore énormément souffert pour se défaire de l'Iran de Carlos Queiroz, qui avait déjà obtenu un nul (0-0) contre le Nigéria. Les Iraniens auraient même pu l'emporter sans une grande performance du gardien argentin Romero qui s'est interposé de façon "déterminante"' en trois occasions (53e, 64e, 67e).

David fait douter Goliath...

Physiques et accrocheurs, les Iraniens sont surtout restés derrière en première période mais ont réussi à couper la demi-douzaine d'occasions plus ou moins franches des hommes d'Alejandro Sabella. Le sélectionneur de l'Argentine, contrairement au premier match, avait pourtant aligné d'entrée ses "quatre fantastiques" en la présence de Messi, Di Maria, Higuain et Agüero.

Mais en panne d'inspiration et de "peps", les "cadors" argentins se sont heurtés tour à tour à un véritable mur... Et devant cette impuissance, les hommes en "rouge" ont progressivement pris confiance en seconde période pour prendre les choses en mains. Percussions, dribbles, débordements, l'Iran était transfigurée... Pour une nation qui jusque là n'avait gagné qu'un seul de ses dix matchs en Coupe du Monde contre les USA...en 1998, l'exploit était au bout de leurs doigts.

Messi, c'est vraiment Zorro !

Mais alors que l'Argentine n'y croyait plus, Messi, complètement éteint lors de la rencontre, s'est encore transformé en Zorro... Le quadruple ballon d'or a effacé Reza Ghoochannejad avant d'enchaîner avec une frappe enroulée du gauche pour tromper Hiaghigi jusque-là impeccable. L'Iran aurait pourtant mérité au moins le nul, mais une fois de plus le mileu de terrain du Barça en a décidé autrement...

Gilles Gaillard