Löw: "L'équipe a mûri ces derniers mois"

Löw: "L'équipe a mûri ces derniers mois"

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L'équipe d'Allemagne a "mûri ces derniers mois et dans le tournoi", estime son sélectionneur Joachim Löw à la veille de la finale du Mondial 2014 contre l'Argentine, au Maracana. Cette finale "n'est pas un plus grand défi que les matches à élimination directe", a-t-il aussi relativisé, tout en répétant sa phrase rituelle, prononcée avant chaque rencontre depuis les 8e de finale: "Si nous appliquons nos qualités, alors nous gagnerons".

Votre équipe a-t-elle atteint sa plénitude ?
Joachim Low: "Le temps le dira. Certains joueurs sont à leur zénith, bien sûr, mais  nous avons encore beaucoup de jeunes, et d'autres qui ne sont pas ici avec nous  et qui normalement auront un grand avenir, par exemple, Reus et Gündogan.  D'autres, comme Özil, Götze, Schürrle, Khedira et Neuer sont encore assez  jeunes et peuvent jouer encore quelques années. On a un potentiel pour rester  au haut niveau encore dans les années qui viennent."
   
Que craignez-vous chez l'Argentine ?
J.L: "Je n'ai pas du tout peur. Je sais que les deux équipes ont toujours  connu des confrontations âpres, dans les tournois ou en amicaux. Nous avons vu  que l'Argentine dans cette compétition a été très forte, dans une organisation  compacte, bien mieux organisée et forte défensivement qu'en 2010. Il n'y a pas  seulement Messi, si on pense ça on fait une erreur. Ils ont beaucoup de joueurs  forts dans le secteur offensif, Higuain, Di Maria, Agüero. Tout ne dépend pas  de Messi, même si c'est un joueur qui peut toujours faire la différence, à  chaque match. Ce sera un match intense, avec beaucoup de combat. Le match conte  le Brésil ne doit pas être pris comme référence. L'Argentine est très  différente, elle récupère bien les ballons et contre très vite. Ce sera un  match dur, mais on a le bon dosage de confiance. On a du respect, mais on n'a  pas peur. Si nous appliquons nos qualités, alors nous gagnerons."
   
Une défaite demain serait-elle un échec pour l'Allemagne ?
J.L: "Pour moi, ce n'est pas un plus grand défi que les matches à élimination  directe, où on sait qu'on sort si on perd, et c'est donc à chaque fois un très  grand défi. On a mûri en tant qu'équipe ces derniers mois et durant le tournoi,  on a montré ce qu'on a en nous, on a poursuivi notre chemin vers le haut depuis  des années et je ne pars pas sur le principe de la défaite. Evidemment, on  serait déçu en cas de défaite, mais cette équipe a un avenir et ce n'est pas un  problème."
   
Quelles ont été les moments délicats du tournoi, où l'équipe s'est  trouvée ?
J.L: "Aucune équipe ne fait un tournoi avec sept matches extraordinaires, ça  n'est jamais arrivé. Dans l'histoire des compétitions, il y a toujours des  moments où les équipes rencontrent des difficultés et doivent trouver des  solutions. C'était le cas pour nous contre l'Algérie (2-1 a.p. en 8e de  finale), l'adversaire n'avait rien à perdre et nous, nous avons fait beaucoup  d'erreurs. Mais c'est bien, on apprend de ses erreurs et on y puise de  nouvelles énergies."
   
L'Argentine va-t-elle défendre et contrer?
J.L: "On a vu que l'Argentine avait évolué dans le tournoi, nous aussi, ça  dépend des situations. L'Argentine peut très bien faire les deux: mettre la  pression sur l'adversaire et venir haut, mais aussi reculer et depuis la  défense lancer des Messi, Higuain, Di Maria, qui peuvent très vite se projeter  vers l'avant. L'Argentine peut jouer à 8 ou 9 derrière et contrer très vite.  Nous devons être prêts à tout."
   
Devenir la première équipe européenne sacrée en Amérique, est-ce une  motivation supplémentaire ?
J.L: "Dans une finale, peu importe où, l'objectif est de gagner et ramener la  coupe à la maison. Mais nous savons bien sûr que nous pouvons entrer dans  l'histoire en faisant quelque chose qui n'est jamais arrivé, les Sud-Américains  ont toujours dominé sur ce continent. Ce serait une joie supplémentaire si on  devenait les premiers Européens à remporter le titre ici."

AFP