portrait Marcello Lippi sélectionneur Italie Mondial 2010
Marcello Lippi, l'ancien sélectionneur italien | AFP - Filippo Monteforte

Lippi: "Je ne comprends pas ce scepticisme"

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Le sélectionneur de l'Italie Marcello Lippi a indiqué, dimanche, au Cap, qu'il respectait mais ne comprenait pas le scepticisme qui entoure la Nazionale et a assuré que son équipe était prête à affronter, ce lundi, le Paraguay. Les joueurs sont "à la hauteur" de la tâche, a-t-il affirmé.

Le climat est au pessimisme autour de votre équipe, que peut-on attendre de l'Italie contre le Paraguay ?
"Je ne respecte votre scepticisme mais je ne le comprends pas. Si cela vient des deux matches précédents (ndlr: défaite 2-1 contre le Mexique et nul 1-1 contre la Suisse), il faut comprendre que ce n'étaient pas des matches cruciaux. C'étaient simplement des matches qui faisaient partie d'un programme de préparation. Nous sommes en confiance, je peux vous assurer que l'équipe est prête à jouer un grand match et est à la hauteur. Je n'ai aucun doute sur notre niveau de préparation. Tout le monde est disponible, sauf Pirlo."

Votre composition d'équipe reste un mystère...

"Je n'ai encore rien dit aux joueurs alors je ne vous dirai rien à vous. Je ne veux pas que la femme d'un joueur l'appelle demain (lundi) et lui dise: +tu ne joues pas, je l'ai lu dans la presse+. Comme toutes les sélections, nous avons deux ou trois organisations possibles. Il ne faut pas croire que c'est de l'indécision, il s'agit de faire en sorte que tous les joueurs se sentent impliqués. Et je crois que c'est le cas. Nous sommes prêts."

Sera-t-il difficile pour l'Italie de reproduire ce qui s'est passé en 2006 ?
"Ce que j'ai retenu de 2006, c'est que les compteurs sont remis à zéro avant une Coupe du monde. Tu peux avoir fait de superbes matches de préparations, quand la compétition commence le passé ne compte plus. Il y a quatre ans, nous n'étions pas dans les meilleures dispositions au départ, le feeling est venu pendant la compétition, à mesure des matches. Notre premier match est important, car c'est contre notre adversaire supposé le plus fort et si tu démarres bien, le reste est plus facile. Mais une équipe évolue toujours pendant une compétition et elle se nourrit des prestations pour gagner en qualité et en confiance. C'est ce qui s'est passé en 2006: nous étions bien mieux contre l'Allemagne (en demi-finale) que contre le Ghana (lors du premier match). Personne n'avait dit avant le Mondial-2006 que nous allions faire une super campagne, c'est venu progressivement. Cette fois encore, on ne va pas faire des promesses."

A quelle équipe du Paraguay vous attendez-vous ?
"Je crois que pour battre le Paraguay, tu as besoin d'attaquer mais, en raison de la qualité de leur compartiment offensif, avec Valdez, Barios, Cardoso, Santa Cruz, tu dois t'attendre à devoir aussi beaucoup défendre. Ce ne sera pas possible de se jeter tout le temps à l'attaque."

AFP