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L'Espagnol Raul Niguez | AFP - Jose Jordan

Qualifications Mondial 2018 : L'Espagne étouffe l'Albanie et gagne son billet pour le Mondial

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L’Espagne s’est qualifiée pour sa 11e participation consécutive à la Coupe du Monde, après sa belle victoire devant l’Albanie vendredi à Alicante. Les Espagnols assurent leur première place du groupe G, devant l’Italie, tenue en échec par la Macédoine (1-1), et qui devra passer par les barrages pour espérer aller en Russie.

Dans une atmosphère un peu particulière due au contexte politique en Espagne, la Roja s’est appliquée à faire ce qu’elle sait faire ; c’est-à-dire jouer au football, sans se préoccuper de l’environnement. Et il ne lui a pas fallu longtemps pour imposer son talent. A la demi-heure de jeu, la cause était déjà entendue.

La soirée d'Isco

Après une première alerte d’Isco sur le but albanais, l’Espagne débloquait le compteur dès la 16e minute sur une volée de Rodrigo. Sept minutes plus tard c’était au tour d’Isco, passeur sur le premier but, et cette fois-ci servi par Koke, de faire trembler les filets de Berisha. Enfin, à la 26e minute, Tiago Alcantara était à la réception d’un centre d’Odriozola pour tripler la mise de la tête. Juste avant pourtant, les Albanais avaient eu leur première grosse occasion, la frappe de Lllullaku s’écrasant sur la transversale albanais. Mais mis à part cela, De Gea n’a que peu été inquiété  dans une première période entièrement dominée par le collectif espagnol.

Baisse de rythme

Forts de cet avantage, les hommes de Lopetegui se montraient beaucoup moins tranchants après la pause. Moins précis dans leurs gestes, moins dynamiques, ils tombaient dans une sorte de faux rythme et ne mettaient plus guère Berisha en danger. L’ambiance remontait pourtant d’un cran lorsque le défenseur de Barcelone Gérard Piqué, au cœur d’une polémique sur fond de crise en Catalogne, et souvent sifflé dans ses prises de balles, quittait la pelouse à la 60e minute, tout de même sous une belle salve d'applaudissements. 

L’Albanie, qui a trouvé un deuxième poteau sur une frappe de Sadiku aurait peut-être mérité de sauver l’honneur alors que les Espagnols, qui avaient étouffé leurs adversaires dans la première partie du match, ne mettaient plus guère d’intensité, et tombaient un peu dans la facilité, assurés de leur victoire et surtout de leur présence à la Coupe du monde l'été prochain. Ils vont pouvoir désormais la préparer dans les meilleures conditions et faire peut-être une revue d'effectifs.  

Christian Grégoire