joie Oranjes Pays-Bas VS Japon Mondial 2010
La joie des Néerlandais après leur victoire sur le Japon | AFP - Karim Jaafar

Les Pays-Bas s'imposent sans convaincre

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Les Pays-Bas ont battu la Slovaquie (2-0) lundi à Durban en 8e de finale de la Coupe du monde. Face à des Slovaques décevants dans l'engagement, les Néerlandais ont imposé leur domination technique et physique, mais ils n'ont pas convaincu dans leur organisation collective, même s'ils ont paru sûrs de leur fait et de leur football.

Même si les faveurs du pronostics de cetterencontre allaient plutôt vers les Pays-Bas, invaincus lors des matches depoule, il était malgré tout difficile de pouvoir se livrer à une analyse aposteriori de cette opposition entre deux équipes peu habituées à se retrouveren 8e de finale d’une telle compétition.
Historiquement, les Oranje avaient évidemment l’avantage de l’expérience, maisprécisément ils devaient enfin stopper ce blocage qui leur avait si souvent empêchéd’aller au bout de leurs ambitions dans les grands tournois.
En face, la Slovaquiequi atteignaient les 8e de finale pour la première fois, etrestaient avec l’élimination de l’Italie sur une performance de nature à souderle groupe et à créer de l’euphorie, seprésentait en empêcheur d’espérer en rond pour les Néerlandais. Surtout, leshommes de Weiss n’avaient rien à perdre.
Van Bronckhorst, l’ancien, avait d’ailleurs prévenu ses coéquipiers qu’ils nedevaient pas prendre cet adversaire à la légère.

La rencontre fut donc à l’image de ce que l’on craignait, entre deuxformationscherchant à s’évaluer. LesPays-Bas procédaient parà-coups,faisant surtout tourner le ballon et cherchant à aller de l’avant le plus vitepossible, en sautant les lignes, ce qui fut synonyme de nombre de ballonsperdus. Même si Van Persie adressait la première banderille. La Slovaquie s’attachait davantage à poser le jeu,mais ne parvenait guère, également du fait d’imprécisions, à se mettre ensituations favorables.
Faute d’une véritable emprise collective des Néerlandais, ceux-ci allaient unenouvelle fois débloquer le match sur une action individuelle. Une longue balleen profondeur comme il les aime adressée sur l’aule droite à Robben , celui-cipivote, revient à l’intérieur en effaçant trois défenseurs slovaques et trompe leportier Mucha, d’un tir au ras du poteau gauche (1-0, 18e). Après ce but, lesSlovaques ont tenté de mettre le nez à la fenêtre avec un peu plus de spontanéitémais sans ne jamais se créer de grosse occasion, si ce ne fut un tir de Vittek non cadré à la 40e.Côté Néerlandais, où l’on s’appliquait surtoutà garder le ballon face à des adversaires plutôt timides dans les duels, on ses’offrit guère plus de possibilités : quelques coups de pieds arrêtés sansgrand danger ou encore Van Persie en fin de première période.

Le match faillit basculer peu après l’entame de la 2e mi-temps, toujourspar Robben, dont le nouveau tir en pivot était détourné par Mucha, lequelintervenait dans l’action suivante sur un sortie à bout portant devantMathijsen, bien servi par Robben. Un coup-France de Van Piersie repoussé parMucha témoignait de la pression néerlandaise, alors que les Slovaques avaientbien du mal à profiter des récupérations propres, et à hausser le rythme pour tenter de surprendre des Oranje jouant à leurmain. D’autant qu’ils étaient souvent pénalisés par un arbitre espagnol tatillon,M.Undiano, plus prompt à voir les fautes de leur côté.

Ces quelques choix contestés du référé, conjugués à leur impression d’unecertaine impuissance, malgré leurs bonnes intentions, mettaient les Slovaques désabusésen difficulté. Snijder se créait une nouvelle occasion manquée devant Mucha. (65e)Et les Pays-Bas devaient à ce moment-là espérer que les ratés n’allaient finirpar leur couter cher. D’ailleurs, les Slovaques se créaient leurs deux premièregrosses occasion, d’abord sur une frappe canon de Stoch repoussé parStekelenburg, puis sur un ballon en face à face de Vittek butant sur legardien néerlandais, puis encore de même Vittek, en position favorable seulface au gardien, mais perdant quelquescentièmes d’hésitation. Ce furent les troisseules véritables menaces slovaques. D’autant qu’ils avaient du mal à mettre lepied sur le ballon. Alors que les Néerlandais, toujours par à-coups, portaientle danger sur les buts de Mucha, d’abord par un tir de Kuyt puis par puis VanPersie. Les Oranjeprofitaient de leurmaîtrise sur le match pour s’octroyer quelques actions sur des montéesrapides, et ils profitaient de quelques coups-francs généreux pour fairetourner le chrono. Sur un de ces coups francs, ils allaient annihiler les derniers espoirs des slovaques en profitant d’une désorganisationdéfensive pour enfin faire une différence décisive par Snijder, bien servi parKuyt (2-0, 84e). Ce but scellait le match. Alors bien sûr, les Slovaques parvenaient àsauver l’honneur à l’extrême limite des prolongations sur un pénalty d RobertVittek, ; après que celui-ci ait été fauché par le gardien Oranje. (2-1,90+4). Les Pays-Bas se qualifiaient logiquement face à des adversaires qui lesont beaucoup regardés jouer et n’ont réagi que trop rarement, mais les hommesde Van Marwijk n’ont pas vraiment convaincu et ils devront montrer tout autrechose s’ils veulent vraiment fairepartie des prétendants au titre.