Les Etats-Unis ont vibré avec les Stars and Stripes au Mondial

Les Etats-Unis ont vibré avec les Stars and Stripes au Mondial

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Pendant trois semaines, les Etats-Unis ont suivi avec passion le parcours de leur équipe nationale lors du Mondial-2014. Vingt ans après le Mondial organisé aux USA, le soccer pourrait avoir fait un pas décisif vers le développement à grande échelle, aidé par une Ligue nord-américaine (MLS) qui attire de plus en plus de stars, la dernière en date étant le Brésilien Kaka, recruté par Orlando.

Vidéo: Les fans américains à New York pendant Belgique-USA

La Coupe du monde au Brésil aurait-elle réussi où le Mondial-1994 organisé  par les Etats-Unis avait échoué ? A voir les milliers de supporteurs qui se sont rassemblés à Redondo Beach,  station balnéaire au sud de Los Angeles, pour suivre le match entre les  Etats-Unis et la Belgique, le pays a en tous cas changé son regard sur le  "soccer", comme est désignée cette discipline longtemps dénigrée et réservée  aux enfants et aux femmes. "Il y a une dimension dramatique et une excitation propre à ce sport",  s'enthousiasme ainsi Jackie Marchand, qui se décrit elle-même comme "une  nouvelle convertie". "Ce sport apporte de la joie et rend les gens heureux, beaucoup plus que  d'autres sports", insiste-t-elle.

Record d'audience

Pour la dimension dramatique, Jackie et les milliers de spectateurs du  Veterans Park de Redondo Beach, comme ceux de Chicago, New York, Miami et des  nombreuses autres villes américaines qui ont organisé des retransmissions  publiques ont été servis. Pendant les 90 minutes du temps réglementaire, la Belgique a fait le siège  du but américain défendu vaillamment par le gardien Tim Howard qui a réussi à  préserver le nul. Mais en prolongation, les joueurs de Jürgen Klinsmann ont encaissé deux  buts par Kevin De Bruyne (93e) et Romelu Lukaku (105e). Ce qui n'a pas réduit au silence les supporteurs qui ont redoublé leurs  "U-S-A" et ont explosé de joie lorsque Julian Green, à peine entré en jeu, a  réduit le score à 2-1 (107e). Malgré tous leurs efforts, les Etats-Unis n'ont pas égalisé et ont quitté  la compétition en 8e de finale, comme en 1994 après une défaite 1-0 contre le  Brésil.

Même Obama était supporteur

 Mais en vingt ans que de chemin parcouru pour le "soccer"! Quelque 15 millions de téléspectateurs ont suivi le dernier match de poule  du team USA, perdu contre l'Allemagne (1-0). Ils étaient 22 millions pour le nul contre le Portugal (2-2), un record  pour un match de football, certes bien éloigné des 111 millions de  téléspectateurs qui ont suivi le Super Bowl 2014 de football américain. Même le président Barack Obama, grand amateur de basket-ball, s'est laissé  prendre au jeu: il a suivi pendant quelques minutes de la deuxième période de  Belgique-USA, reprenant en choeur avec le personnel de la Maison blanche le chant des supporteurs américains "I Believe That We Can Win" (littéralement Je  crois que nous pouvons gagner).

Barack Obama au milieu du personnel de la Maison Blanche devant le 8e de finale entre la Belgique et les Etats-Unis
Barack Obama au milieu du personnel de la Maison Blanche devant le 8e de finale entre la Belgique et les Etats-Unis

Les gagnants sont peut-être les clubs de la MLS, le Championnat  nord-américain, comme le Los Angeles Galaxy qui organisait la retransmission de  Redondo Beach. Durant la rencontre, des employés du Galaxy, club où a joué la star  aujourd'hui à la retraite David Beckham, distribuaient des prospectus pour les  matches à domicile de l'équipe. "Beaucoup de gens semblent intéressés et je peux vous assurer que notre  standard n'arrête pas de sonner, on espère que cet intérêt pour le Mondial va  se répercuter sur nos ventes de billets", reconnaît Sam Saig, en charge des  abonnements pour le Los Angeles Galaxy.

Dans la foule des supporteurs habillés de bleu, blanc et rouge, Moku et  Kimo ont attrapé le virus du foot: "J'ai regardé tous les matches à la télé,  mais je voulais être plus impliqué encore, c'est pourquoi on est venu ici",  explique Kimo. "On réfléchit maintenant à acheter un abonnement annuel pour les rencontres  du Galaxy", sourit-il. A Orlando, le recrutement de l'ancien meneur du Brésil, Kaka, a provoqué une belle réaction populaire.

AFP