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Eric Abidal, le défenseur tricolore, en conférence de presse | AFP - Franck Fife

Les Bleus évitent Rama Yade

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L'équipe de France et Rama Yade ne se sont pas croisées dimanche lors de leurs visites respectives dans le même township de Knysna une semaine après la polémique déclenchée par la secrétaire d'Etat aux Sports sur le luxe de l'hôtel des Bleus.

Joueurs et encadrement se sont rendus en début d'après-midi à Dam se Bos, quartier déshérité de la ville d'Afrique du Sud où ils séjournent durant le premier tour de ce Mondial. Rama Yade est arrivée un peu plus tard. Si Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française de football, l'a attendue, les Bleus sont pour leur part rentrés à leur hôtel avant la venue de la secrétaire d'Etat. "Je ne sais pas si je les verrai. Ce sont des joueurs professionnels en phase de préparation, ce que je respecte", a déclaré la secrétaire d'Etat en marge de l'annonce d'un programme de formation d'entraîneurs sud-africains financé par le gouvernement français. "Je n'ai pas de problème avec l'équipe de France. Mon seul message, c'est de les assurer de mon soutien constant, appuyé et sincère, partagé par l'ensemble du pays", a-t-elle ajouté.

Rama Yade a critiqué dimanche dernier le luxe dans lequel se sont installés les Bleus en Afrique du Sud. Les joueurs n'ont pas apprécié ses propos et le lui ont fait savoir, a notamment déclaré Eric Abidal dimanche matin. "On en a parlé entre nous et je pense que les infos sont remontées jusqu'à Rama Yade. Le message est que le groupe n'est pas content", a expliqué le défenseur de Barcelone. "De l'extérieur, il y a des choses qui viennent pourrir le groupe, mais on fait abstraction", a-t-il ajouté. Prié de dire si les Bleus avaient envie de voir la secrétaire d'Etat lors de la visite à Dam se Bos, il a répondu: "Qu'elle y soit ou pas, c'est pareil. On n'y va pas pour voir Rama Yade mais le maire, les enfants, un entraîneur, voir comment ils vivent et nous enrichir sur leur culture."

Présent avec les Bleus comme avec Rama Yade, Jean-Pierre Escalettes a tenté d'apaiser le climat."Eric Abidal dit ce qu'il veut. Je suis le président de la Fédération et je dois protéger l'équipe. Rajouter de la tension à la tension d'avant le match contre le Mexique n'a aucun intérêt", a dit le président de la FFF. "Il y a un quiproquo, le moment n'est pas venu pour une explication franche. Laissons du temps au temps", a-t-il ajouté.

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Gilles Gaillard