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Les Bleues en Coupe du monde

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L'équipe de France féminine a réalisé un petit exploit en allant chercher son ticket pour la Coupe du monde en 2011 en s'imposant en Italie (3-2) en barrages retour. A l'aller, les Françaises n'avaient fait qu'un nul (0-0) contre les Transalpines. Invaincues durant les qualifications, les filles de Bruno Bini se qualifient pour la seconde fois de leur histoire pour la phase finale d'un Mondial, après la première en 2003.

Pendant onze matches de qualification plus un match aller des barrages, l'équipe de France féminine n'avait pas encaissé un seul but. Au-dessus du lot, les Françaises l'étaient jusqu'à ces barrages, obligatoires pour atteindre la phase finale de la Coupe du monde 2011. Sinon, cette solidité offensive couplée à une pluie de buts n'aurait servi à rien. Et à Gubbio, Panico a mis fin à cette série impressionnante en faisant souffler un petit vent de panique dans les rangs tricolores. Car après le nul obtenu à l'aller (0-0) à Besançon le week-end dernier, les Bleues se trouvaient dos au mur en terrain hostile. Condamnées à revenir au score, elles le faisaient assez rapidement par l'intermédiaire d'Elise Bussaglia, qui profitait d'une mauvaise relance transalpine pour égaliser dès la 53e minute. Dans la foulée, l'attaquante Gaëtane Thiney trouvait le chemin des filets avec un missile sous la barre (57e). Menant (2-1), les Françaises tenaient le coup, conservaient leur avantage et allaient même jusqu'à l'aggraver grâce à l'inamovible Sonia Bompastor, capitaine d'un jour en l'absence de Sandrine Soubeyrand suspendue, sur un magnifique coup franc (91e). Le but italien juste après (Sapowicz contre son camp, 92e) ne changeait plus rien à la finalité de la rencontre.

En s'imposant (3-2), les Françaises s'ouvrent en grand les portes de la Coupe du monde 2011, qui aura lieu en Allemagne. Une véritable libération pour un  groupe talentueux, qui évite ainsi un tableau final de barragistes plus qu'aléatoire. Pour le sélectionneur, Bruno Bini, "venir chercher une qualification en Italie, c'est beau." Et de préciser son bonheur au-delà de ce simple résultat: "On se situe désormais parmi les quatre-cinq meilleures équipes européennes. C'est le fruit de trois, quatre belles années, parce qu'il a fallu en gagner des matches pour en arriver-là. Enchaîner 11 victoires et un nul pour se qualifier, ce n'est pas rien." Très amoindrie avec les hommes, la Fédération française trouve en ce résultat motif à joie et espoir: "C'est une superbe nouvelle pour le football français", a lancé Fernand Duchaussoy, le président de la FFF dans un communiqué. Cette qualification récompense le très beau parcours de cette équipe. Je tiens à rendre hommage et à féliciter les joueuses ainsi que Bruno Bini et son staff, poursuit le dirigeant. Cette qualification, qui intervient l'année des 40 ans du football féminin, démontre que les efforts entrepris ces dernières années par la FFF portent leurs fruits et augurent de belles perspectives pour l'avenir". Quart de finaliste du Championnat d'Europe 2009 pour la première fois de son histoire, l'équipe de France féminine continue à monter en régime. Désormais, l'équipe de France en est donc à 14 matches sans défaite d'affilée et 57 buts inscrits.