Slovaquie Nouvelle-zélande Hamsik Vicelich 062010
Hamsik contrôle le ballon devant Vicelich | AFp-Klamar

Les All Whites arrachent le nul

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La modeste Nouvelle-Zélande a arraché un match nul 1-1 dans les arrêts de jeu face à la Slovaquie. Auteur d’une prestation plus qu’honorable, « la Repre » pensait avoir fait le plus dur en menant au score à la 50e. Mais c'était sans compter sur un but surprise des Néo-zélandais dans les toutes dernières secondes. Ce groupe F reste donc plus que jamais ouvert, l’Italie, championne du monde en titre et le Paraguay s'étant également quittés sur le même score.

Dans un Royal Bafokeng Stadium en proie au vent froid (6°C), les deux formations se préparaient à l’un des plus grands défis de leur histoire, celui de bien débuter un Mondial. Si il s’agissait d’une première pour le camp slovaque, les All Whites participaient quant à eux à leur deuxième édition, après celle, catastrophique, de 1982. A l’époque, les Néo-zélandais avaient été corrigés trois fois en trois matches (2-5 contre l’Ecosse, 0-3 contre l’URSS et 0-4 face au Brésil).

Soucieux de ne pas reproduire cette mémorable débâcle, les Néo-zélandais partaient avec de bonnes intentions dans cette rencontre. A la 5e minute, Killen reprenait ainsi un centre de la tête mais le portier Mucha veillait au grain. Après avoir subi les premières minutes, les Slovaques, qui avaient dû éliminer la République tchèque pour se qualifier, commençaient à faire surface, mais la prudence restait de mise, trop, sûrement du goût des spectateurs.

Vladimir Weiss, fils de Vladimir Weiss, qui est accessoirement sélectionneur de la Slovaquie faisait étalage de son indéniable talent technique. Peu à peu, les Slovaques se montraient de plus en plus pressants sur les cages adverses. A la suite d’un un-deux entre Weiss et Sestak, la Slovaquie aurait pu ouvrir le score, mais la frappe de l’attaquant rasait le montant gauche de Partson (28e). Quelques minutes plus tard, ce dernier se ratait complètement au moment de son dégagement, Vittek récupérait le ballon, mais la défense néo-zélandaise intervenait efficacement.

D’un lob astucieux, Fallon lobait Skrtel pour placer idéalement Sestak mais la bonne reprise de l’attaquant de Bochum était déviée par Mucha (37e). La défense solide, voire rugueuse des All Whites ne prenaient toujours pas l’eau, contrairement à ce que l’on pouvait craindre. Dans une rencontre relativement équilibrée, les hommes de Vladimir Weiss se montraient toutefois les plus dangereux à l’image d’une belle combinaison sur un coup-franc à l’issue duquel Hamsik décochait un tir cadré, mais détourné par le denier rempart adverse (42e). A la pause, l’écran du stade restait calé sur 0-0.

La pause avait visiblement fait du bien aux Slovaques qui ouvraient le score, cinq minutes après être revenus sur le terrain. A la réception d’un centre parfait de Sestak, Vittek placé au point de pénalty, trompait le gardien néo-zélandais (1-0, 50e). Le camp slovaque exultait mais ne se déconcentrait pas pour autant et poursuivait ses efforts. A la 69e minute, les Slovaques ne passaient pas loin du deuxième but à la suite d’un une-deux dans la surface joué avec Sestek, mais Patson effectuait un nouvel arrêt décisif sur la frappe de Vittek.

Le portier néo-zélandais devait rester vigilant jusqu’au bout, notamment sur une tentative de 25 mètres de Sestak (76e), puis dans la foulée, sur un nouveau jeu en une-deux à l’approche de la surface qui mystifiait la défense mais dont le N.9 slovaque ne pouvait tirer profit. Depuis le début de cette deuxième période, les All Whites ne se montraient guère motivés pour aller décrocher le point du match nul, malgré une unique occasion de Lochhead dont la tête passait finalement à côté. Mais contre toute attente, la Nouvelle-Zélande remettait les pendules à l'heure sur une tête de Reid dans les arrêts de jeu. Le banc slovaque était accablé. Tout reste donc ouvert dans ce groupe F, où toutes les équipes sont à égalité parfaite.

Déclarations:
Vladimir Weiss (entraîneur de la Slovaquie): "C'est une petite tragédie  sportive de prendre ce but à la dernière minute. Nous étions la meilleure  équipe. C'est dommage que nous n'ayons pas exploité nos occasions. On n'a pas su  gérer le temps additionnel. On jouera notre va-tout contre le Paraguay et après  on verra. On est triste. Mais nous devons gérer ce coup dur. J'espère que nous  saurons livrer un bon match contre le Paraguay. Ce but vient d'une erreur. Mais  on en a commis plusieurs..."

Ricky Herbert (sélectionneur de la Nouvelle-Zélande):  "On a un vestiaire très fier. On était venu avec des intentions et  on a su les mettre en application contre une équipe de valeur. Il y a 28 ans,  c'était une chance pour le football en Nouvelle-Zélande, on espérait tous  quelque chose. Mais au final, cette année, cela ne pouvait qu'être mieux. Ce  groupe a établi une plate-forme sur laquelle nous allons pouvoir travailler dans  les quatre ou cinq prochaines années. C'est à placer au sommet de l'histoire du  sport dans le pays. On n'avait jamais pris un point en Coupe du monde. Je suis  très heureux. On va continuer de rêver parce que la réalité c'est qu'on a une chance contre les poids lourds du groupe (Italie et Paraguay). Ce sera difficile. Mais on a frappé un grand  coup, on a montré qu'on était compétitif. On ne s'interdit rien.
      

Romain Bonte