Careca Mondial 1986
Careca lors du Mondial 1986 contre l'Algérie | AFP

Légendes du Brésil : Careca

Publié le , modifié le

Antônio de Oliveira Filho dit Careca était un attaquant du Brésil des années 80-90. Comme ceux de sa génération, il est maudit en Coupe du monde. Il compte 60 sélections avec la Seleçao entre 1982 et 1993. Il a marqué 29 buts en Auriverde.

Il fait partie de ces Brésiliens maudits. Blessé ou éliminé trop vite en Coupe du monde, il n'a pas connu la gloire de ses aînés. Careca n'avait pas la classe ou la technique des créateurs Zico, Falcao ou Zico mais ses qualités de finisseur l'ont installé en bonne place dans le onze de Tele Santana puis de Lazaroni. Joueur puissant, Careca avait aussi ce sens du but qui a fait le bonheur du FC Guarani FC avec qui il a débuté en 1976 (46 buts en 77 matches). A Sao Paulo, son rendement s'est encore amélioré avec 54 buts en 67 matches.

Ballor d'or​ brésilien

Absent sur blessure du Mondial espagnol, son heure de gloire est programmée quatre ans plus tard au Mexique. Le 21 juin 1986, dans le stade surchauffé de Guadalajara, la Seleçao danse la samba face aux "Brésiliens" de France. Careca y va de son petit pas avec l'ouverture du score pendant une grosse période de domination de son équipe (17e). Il ne le sait pas mais c'est le dernier but de son pays dans la coupe du monde mexicaine. Les Bleus mettent fin au rêve de Careca en quarts de finale (1-1, 4 t.a.b à 3). Il termine 2e meilleur buteur de la compétition avec 5 buts derrière Lineker. Il remporte dans la foulée le ballon d'or brésilien.

De Sao Paulo à San Paolo

Même un an après, les bons souvenirs sont tenaces. Le Mondial de Careca n'est pas passé inaperçu en Europe. Après une dernière saison à Sao Paulo, il traverse l'Atlantique et file à Naples rejoindre Diego Maradona. Le duo entre l'Argentin et le Brésilien fonctionne à merveille. Le SSC Napoli en profite pour enflammer la Serie A. La montée en puissance du club napolitain se concrétise par une coupe de l'UEFA puis un scudetto en 1990. Vainqueur de la Copa America avec le Brésil, Careca est ultra-motivé par la Coupe du monde en Italie. Maradona lui joue un vilain tour en l'éliminant dès les 8e de finale sur un but de Caniggia. Le coup est rude d'autant qu'un lutin du nom de Romario pousse à la porte de l'équipe. En club, après six saisons à Naples où il aura planté 73 buts, Careca tente l'aventure japonaise au Kashiwa Reysol. Un contrat juteux avant le retour au pays pour une dernière pige au FC Santos. Une petite fin pour un grand attaquant.

Xavier Richard @littletwitman