Pays-Bas entraînement Kuyt Van der Vaart Robben Sneijder Huntelaar de Zeeuw 09 2009
La force de frappe néerlandaise incarnée par Kuyt, Van der Vaart, Robben, Sneijder, Huntelaar et de Zeeuw | AFP - ANP

Le groupe E à la loupe

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Si les Pays-Bas apparaissent comme les favoris du groupe E, ils pourraient avoir fort à faire face au Danemark. Des Danois qui comptent bien, comme à leur habitude, franchir le cap du 1er tour. La méfiance sera également de mise face au Cameroun de Samuel Eto'o tandis que les Japonais vont devoir espérer un miracle pour s'extirper de cette poule.

Le favori

Les Pays-Bas : Depuis l’ère dorée de la génération de Johan Cruyff (vice-champion du monde en 1974 et 1978), les Néerlandais se sont faits spécialistes des belles équipes, rarement couronnées. Hormis Van Basten, Gullit et Rijkaard champions d’Europe en 1988, les Oranje sont toujours passés à côté d’un beau palmarès. Après la vague Berkamp, ce sont d’autres techniciens hors norme qui reprennent le flambeau pour ce Mondial. Avec Van der Vaart, Sneijder et Robben, les Pays-Bas disposent d’un milieu de terrain exceptionnel, et si l’on ajoute les attaquants van Persie, Kuyt, Huntelaar, voici une force de frappe offensive précieuse et habituée à jouer ensemble depuis longtemps. Reste que la défense n’est pas tout terrain. Et cela pourrait coûter cher à la formation de Bert van Marwijk, seulement quart-de-finaliste du dernier Euro, et amputée par la retraite d’Edwin van der Saar.


L’outsider

Le Cameroun : Les Lions indomptables sont les plus réguliers d’Afrique. Avec cette 6e Coupe du monde, ils représentent une valeur sûre remise sur pied lors des éliminatoires par l’arrivée de Paul Le Guen. Malgré les vieillissants Rigobert Song et Gérémi, ils ont eux aussi d’une belle armada offensive autour de Samuel Eto’o, Achille Emana, Achille Webo. Là-aussi, la défense peut se révéler le maillon faible pour tenter d’atteindre, comme en 1990, les quarts de finale du Mondial. Avec la génération championne olympique en 2000, le Cameroun a l’occasion d’effacer des tablettes l’équipe de 1990 emmenée par Roger Milla, qui a critiqué et énervé Eto’o, au meilleur des moments, avec cette première Coupe du monde sur le continent africain.


La star

Samuel Eto’o : Jamais un joueur africain n’avait glâné autant de titres sur le Vieux Continent en même temps que sur ses propres terres. Après le sextuplé en 2009 avec le FC Barcelone (Ligue des Champions, Liga, Coupe d’Espagne, Super Coupe d’Europe, Super Coupe d’Espagne, Coupe Intercontinentale), le Camerounais a conquis un beau triplé (Ligue des Champions, Calcio, Coupe d’Italie) avec l’Inter Milan pour remporter sa troisième Ligue des Champions. Et si l’on ajoute à ce palmarès les deux Coupe d’Afrique des Nations et son titre olympique, le joueur de 29 ans n’a pas d’égal. En Italie, il a même su se mettre à disposition du collectif pour mieux faire avancer l’équipe. Vexé par les critiques de Roger Milla sur son rendement en sélection, Samuel Eto’o a faim de buts, de victoires et de lauriers.


La promesse

Nicklas Bendtner : Il pourrait être la grande révélation comme le favori pour le bêtisier de la Coupe du monde. A 22 ans, le grand échalas qui court à la pointe de l’attaque d’Arsenal est capable des plus beaux ratés comme des grands exploits (comme le triplé en quarts de finale de la Ligue des Champions cette année). Avec Nicklas Bendtner devant, le Danemark dispose d’un solide point d’appui en même temps qu’un joueur rapide et technique. Reste d’une part à bien l’alimenter, et à espérer que cette période fera partie des moments fastes. Et c’est au sélectionneur Morten Olsen de trouver les solutions aux deux problèmes, avec un milieu de terrain qui sera certainement renforcé autour de Poulsen, Kahlenberg et Rommedahl. Avec Bendtner, c’est la promesse de sensations, dans le bon comme dans le mauvais sens.


L’affiche

Cameroun – Pays-Bas : Le tirage au sort a bien fait les choses en plaçant le choc Cameroun – Pays-Bas lors de la dernière journée du groupe E, le 24 juin au Cap. La logique veut que la première place se joue entre ces deux formations, si les stars et le collectif respectifs de chacune se montrent à la hauteur de leur réputation face au Japon et au Danemark. Les deux équipes ne se sont affrontées que deux fois dans l’histoire, en matche amical, pour une victoire néerlandaise (1-0 en 2006) et un nul (0-0 en 1998), les deux duels s’étant joués aux Pays-Bas. Place à la belle, qui pourrait se jouer entre deux équipes déjà qualifiées.