Ruiz Costa Rica Italie
Bryan Ruiz a permis au Costa Rica de valider sa qualification pour les huitièmes. | JAVIER SORIANO / AFP

Le Costa Rica verra bien les huitièmes

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Cinq jours après avoir éteint l'Uruguay (1-3), le Costa Rica a surpris l'Italie (1-0) vendredi pour son deuxième match dans le Groupe D. Les Ticos, forts de ce résultat, décrochent leur billet pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. L'Italie jouera sa qualification contre l'Uruguay le 24 juin. L'Angleterre quitte le Brésil dès le premier tour.

Le football n’est pas une science exacte, et c’est ce qui en fait sa beauté. Promis à jouer un rôle de faire-valoir dans le Groupe D, celui dit "de la mort", le Costa Rica a déjoué tous les pronostics. Vainqueur surprise de l’Uruguay lors de leur premier match (1-3), les Costariciens ont précipité l’Italie dans leur piège (1-0) pour valider leur ticket pour les huitièmes de finale de la compétition. Une énorme surprise dans une poule où on lui promettait la quatrième place. Ce résultat élimine de fait l'Angleterre, battue par la Céleste (2-1), et offre une caractère décisif au Italie-Uruguay du 24 juin prochain, qui déterminera l'autre qualifié de ce Groupe.

On parlait de sensation après la victoire contre la bande à Luis Suarez, on a assisté à une confirmation vendredi contre l'équipe de Cesare Prandelli. Séduisant et décomplexé, le Costa Rica a poussé les Italiens dans leurs derniers retranchements, qui n'ont rien montré (ou presque) malgré un léger sursaut d'orgueil. C'est sur une action limpide que le but d'école des Ticos est venu. Servi par Bolanos côté gauche, Diaz a déposé un centre parfait. Bryan Ruiz, placé dans le dos de Chiellini, a surgi au second poteau pour placer sa tête sous la barre de Buffon (1-0, 44e). Un but logique après le penalty sur Campbell non sifflé juste avant.

Méconnaissable, à l'image d'un Mario Balotelli à bout de nerfs (signalé huit fois hors-jeu), la Nazionale n'a jamais réussi à élever son niveau de jeu. Elle a eu sa chance (31e, 33e) mais elle n'a pas su la saisir. En seconde période, seul Pirlo s'est mis en évidence sur un coup-franc (53e), et puis... c'est tout pour une Squadra Azzurra qui n'avait rien à voir avec celle qui avait bousculé l'Angleterre. Ces mêmes Anglais serviront de "sparring-partner" aux Ticos le 24 juin, après une élimination au premier tour d'une Coupe du monde pour la première fois depuis 1958.

Yohan Roblin @yohanroblin