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Le Brésil qualifié pour les 1/4 de finale. | GIL LEONARDI / AGENCIA LANCEPRESS! / LANCEPRESS

Le Brésil au bout du suspense

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Au terme d’un match qui aura atteint des sommets d’intensité, le Brésil a empoché sa qualification pour les quarts de finale de Coupe du Monde en battant le Chili (1-1, 3-2 tab). Mais que ce fut dur.

Il aura suffi d’assister à l’avant-match pour comprendre ce que ce face à face nous réserverait. La bronca des spectateurs brésiliens lors de l’hymne chilien a donné le ton de l’hostilité ambiante entre ces deux équipes. Disputé sur un rythme effréné, ce match palpitant a procuré son lot d’émotions. Miraculé, le Brésil s'en sort et empoche sa qualification pour les 1/4 de finale au terme d'une séance de tirs aux buts irrespirable. Pour les Chiliens, le dénouement est cruel. 

Marcelo lance les hostilités

La première occasion de ce match de titans est pour le Brésil. Après avoir réalisé une jolie feinte aux abords de la surface pour s’emmener le ballon sur son pied gauche, Marcelo enchaîne avec une jolie frappe qui flirte avec le montant gauche. Les premiers contacts sont rudes, les cartons jaunes pendent au nez des joueurs des deux équipes. A la 13e minute, M.Webb décide de ne pas broncher suite à une nouvelle action litigieuse, dans la surface chilienne cette fois, Hulk s’écroulant après un contact avec Mauricio Isla.

Peu à peu, le Brésil accentue son emprise sur ce début de match, mettant sous pression constante des Chiliens qui peinent à ressortir de leur camp. Une domination que vont parvenir à concrétiser les hommes de Scolari sur un corner frappé par Neymar. Dévié au premier poteau par Thiago Silva, le ballon est ensuite poussé au fond des filets par David Luiz pour son premier but en sélection.

Sanchez, le patron

Contre le cours du jeu, le Chili va parvenir à recoller au score suite à une passe ratée d’Hulk à proximité de son poteau de corner. Trouvé dans la surface, Alexis Sanchez ne laisse pas passer l’occasion en croisant parfaitement sa frappe pour tromper Julio Cesar. Les débats vont alors s’équilibrer malgré une frappe énorme d’Alvès aux 30 mètres (42e). Le ballon file sous la barre mais Claudio Bravo le dévie d’une magnifique claquette à une main.

Dans la foulée, c’est le Chili qui passe tout près de prendre l’avantage mais Julio César s’interpose. Et pour conclure la mi-temps de ce match complètement dingue, Neymar, encore une fois très en vue, affole à nouveau l’arrière-garde chilienne, parvient à centrer en retrait pour Fred qui manque sa reprise au point de pénalty.

Neymar disparaît en 2e mi-temps

La seconde mi-temps reprend sur les mêmes bases. Les deux équipes vont au bout de leurs intentions offensives et le rythme est très élevé. Hulk inscrit un but refusé pour un contrôle de la main (du haut de l’épaule en fait) très limite même si la décision semble justifiée. Intenable, Alexis Sanchez dicte la cadence de son équipe et les débats sont très serrés. Et peu à peu, c’est la formation chilienne qui va prendre le dessus. Mieux physiquement, elle étouffe les velléités offensives adverses, comme l’illustre la disparition totale de Neymar en cette deuxième période. Mais le Brésil fait le dos rond jusqu’aux prolongations.   

Là encore, chacune des deux équipes aura sa chance. A bout de force, les 22 acteurs jettent leurs dernières forces dans la bataille. Et à la 120e minute, Pinilla, entré en jeu à la place de Vidal quelques instants avant la fin du temps réglementaire, expédie une lourde frappe sur la barre transversale. Passé tout près d'offrir la qualification à son équipe, ce même Pinilla rate le premier pénalty de la séance. Une séance tout simplement irrespirable et indécise jusqu'au bout. Et c'est finalement Jara qui précipite la chute de son équipe en expédiant sa frappe sur le poteau. Le Brésil peut souffler, il est toujours en course dans "son" mondial. Presque un miracle. 

Victor Patenôtre