Allemagne-Algérie
Muller, Ozil et Khedira félicite le buteur Andre Schurrle | AFP - GABRIEL BOUYS

L'Allemagne brise le rêve de l'Algérie

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L'Allemagne a souffert pour éliminer l'Algérie en 8e de finale du Mondial. La Mannschaft a réussi à percer la muraille algérienne et son dernier rempart Raïs Mbolh en s'imposant 2-1 en prolongation. Le portier des Fennecs a repoussé toutes les attaques allemandes dans le temps règlementaire avant de craquer dès l'entame de la prolongation devant Schurrle. Le but de Mezut Ozil en toute fin de rencontre a fini d'enterrer les espoirs algériens, même si le but d'Abdel Djabou (120+1e) a suscité les espoirs les plus fous. Les Allemands retrouveront la France en quart de finale à Rio, au Maracana vendredi prochain.

Revivre le 8e de finale entre l'Allemagne et l'Algérie

Trente-deux ans après l'exploit au Mondial espagnol, l'Algérie retrouvait l'Allemagne. Trente-deux ans après le match de la honte, Allemagne-Autriche, et le petit arrangement entre amis qui avait précipité l'élimination algérienne, les Fennecs n'avaient pas oublié. Avant de voir Rio, l’Allemagne a tremblé et ce, dès le début. Dans les premières minutes, l’Algérie a montré qu’elle ne faisait aucun complexe face à la Mannschaft. Bien en place derrière, elle a essayé de profiter des moindres pertes de balle adverses. Un objectif, aller à toute vitesse devant, avec dans le rôle du sprinteur, Slimani. Le joueur du Sporting Portugal a posé beaucoup de problèmes à la défense centrale allemande. Mais Manuel Neuer a toujours bien lu les offensives en sortant loin de ses buts (9e minute). A l’image de la paire Mertesacker-Boateng – Hummels (puis Mustafi), la sélection de Joachim Löw a pendant de longues minutes subi les assauts des Fennecs. Vifs et précis dans leurs transmissions, les Algériens ont eu les meilleures occasions durant la première demi-heure. Feghouli, d’abord, a fait le mauvais choix optant pour le tir plutôt que le centre en retrait vers Soudani, seul aux 6 mètres (14e). Ghoulam, l’ancien stéphanois, a lui aussi frappé après un dédoublement avec Soudani (19e), mais là aussi, le cadre s’est dérobé. Entre ces deux moments chauds, les Algériens ont cru ouvrir le score, mais Slimani à la réception d’un centre de Ghoulam était hors-jeu au moment de frapper sa tête plongeante.

Ozil sonne la révolte, Mbolhi arrête tout

Empruntée, gênée par le pressing algérien, incapable de s’approcher des buts de Mbolhi, l’Allemagne a fait le dos rond. Et attendu la baisse de régime des Fennecs qui est arrivée après 30 minutes. Les situations de frappes se sont alors multipliées. Ozil (31e), Kroos(40e) ont à chaque fois buté sur Mbolhi qui confirmait son bon début de Mondial. Discret jusqu’ici, le joueur d’Arsenal a retrouvé des jambes. Une percée tout en vitesse (31e), des déviations bien senties et une volonté de mettre le pied sur le ballon quand l’Allemagne balbutiait. Avec Thomas Muller, il a été l’Allemand le plus en vue des 45 premières minutes. Livré à lui-même seul devant, Muller a tout de même existé, au contraire de Gotze qui a manqué la plus belle occasion allemande suite à la frappe de Kroos. Le jeune joueur du Bayern a d’ailleurs payé sa discrétion puisque Löw l’a remplacé par André Schurrle. Coïncidence ou pas, la Mannschaft a bien mieux attaqué sa seconde période. Mais par deux fois, sur la tête de Mustafi (49e) et sur une frappe de Lahm qui prenait la direction de la lucarne (55e), Mbolhi a sauvé les siens.

Muller finalement décisif

Le gardien algérien a été le grand bonhomme de cette seconde période et a même été élu homme de match. Quand Neuer a surtout brillé par son anticipation et sa lecture du jeu long algérien (72e, 89 e), le portier du CSKA Sofia a écoeuré les attaquants allemands. Notamment dans les dix dernières minutes, lorsque la pression allemande s’est intensifiée. Les contres algériens étaient moins nombreux, pas moins dangereux, mais c’est l’Allemagne qui aurait pu « tuer » la rencontre. Mais Muller, auteur de quatre buts depuis le début de la compétition, a d’abord trouvé les gants de Mbolhi sur une tête à bout portant (80e), avant de rater le cadre après un superbe enchaînement contrôle-crochet intérieur (82e). S’il a raté le coche dans le temps réglementaire, le Bavarois a réussit à être décisif en prolongations puisque c’est lui qui a adressé le centre à Schurrle. Enfin, l’Allemagne parvenait à tromper le gardien algérien (92e). Dès le début de la prolongation, de quoi couper les jambes des Fennecs, déjà bien entamées et menacées par les crampes. Mais dans ces ultimes minutes, les Fennecs ont eu des balles d’égalisation. Mostefa a trop croisé sa frappe, Boateng a parfaitement repris Slimani qui filait au but. Toutes ces occasions manquées, les Fennecs ont fini par les payer. Mezut Ozil a clôt les débats à la 120e minute. C’était la fin. Enfin, pensait-on puisque la minute suivante Djabou trompait Neuer. Trop tard malheureusement pour l’Algérie. Elle n’ira pas à Rio affronter les Bleus. Contrairement à l’Allemagne.