Joël Campbell (Costa Rica) heureux à côté de Christian Stuani (Uruguay)
Joël Campbell (Costa Rica) heureux à côté de Christian Stuani (Uruguay) | AFP PHOTO / CHRISTOPHE SIMON

La sensation Costa Rica !

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Vainqueur surprise de l’Uruguay (3-1), le Costa Rica a créé la première sensation du Mondial brésilien. Les coéquipiers de Joël Campbell, absolument étincelant, ne sont peut-être pas la victime attendue dans le groupe D, celui de l’Italie et de l’Angleterre.

Et si le Costa Rica était l’équipe surprise de cette Coupe du Monde ? Placée dans un groupe très relevée en compagnie de trois Champions du monde, l’Uruguay, l’Italie et l’Angleterre, la petite nation d’Amérique centrale (4,5 millions d'habitants) avait le profil idéal de la victime. L’Uruguay a payé pour voir que ce n’est pas le cas. Car la victoire des Costariciens de souffrent d'aucune contestation.

Malmenés en début de match, les hommes de Pinto concèdent un penalty que Cavani s’empresse de transformer. Mais déjà le Costa Rica bouscule une défense Albicleste plus que fébrile, à l’image d’un Diego Lugano, impliqué dans le penalty obtenu mais loin d’être irréprochable dans sa défense. De l’autre côté, c’est l’ancien Lorientais Joël Campbell qui fait des siennes. Virevoltant, puissant, inspiré, le joueur prêté par Arsenal à l’Olympiakos fait des misères à la défense adverse. Oui l’Uruguay mène mais non les doubles Champions du monde (1930 et 1950) ne sont pas tranquilles.

Deuxième de la zone Concacaf

Cette équipe du Costa Rica, deuxième de la zone Concacaf derrière les Etats-Unis mais devant le Mexique confirme qu’elle monte en puissance et qu’il faut désormais la respecter évidemment mais aussi le craindre. Peu après la pause, Campbell est à la réception d’un centre venu de la droite et crucifie Muslera d’une demi-volée parfaite. Le match prend déjà des allures d’exploit et ce n’est pas fini. Loin de là. Trois minutes plus tard, Duarte est habilement placé au second poteau sur un coup-franc et place une tête plongeante croisé pour donné l’avantage à son équipe. Pour mémoire, le Costa Rica n’a plus remporté de match de Coupe du monde depuis 2002 (succès contre la Chine 2-0).

Campbell et son clan

Huitième de finaliste en 1990, le Costa Rica a participé au Mondial en 2002 et en 2006 avant de revenir dans le gratin mondial cette année. Avec cette équipe brillante, le Costa Rica va désormais faire figure de possible révélation. La révélation c’est aussi Joël Campbell. Bon avec Lorient, bon aussi avec l’Olympiakos, le jeune joueur de 21 ans (il en aura 22 le 26 juin) explose au yeux du monde avec un match plein. Certes il a marqué mais il a aussi pesé sur une défense uruguayenne aux abois. Pour preuve sa frappe de loin qui passe tout proche de l’équerre de Muslera qui était battu peu après l’heure de jeu. Campbell et ses coéquipiers vont s'imicer dans la lutte pour la qualification dans ce groupe D.

Après le vent de fraîcheur colombien, le Costa Rica vient lui aussi bousculer l’ordre établi. Superbe, la victoire sur la grande Uruguay (demi-finaliste en 2010, vainqueur de la Copa América en 2011) ne peut être mis sur le dos d’une quelconque réussite. Si des mauvais esprits en avaient encore envie, Urena, après une superbe action, vient clore le débat et porter le score à 3-1. Oui le Costa Rica était meilleur, n'en déplaise à Maxi Pereira expulsé dans les arrêts de jeu pour un mauvais geste. Oui le Costa Rica a fait sensation.

Christophe Gaudot @ChrisGaudot