Revue de Presse 21 06 2010
La presse française n'est pas tendre avec les Bleus | DR

La presse française exécute les Bleus

Publié le , modifié le

La presse française tire à boulets rouges lundi matin sur l'équipe de France de football, qui, en refusant de s'entrainer dimanche, a offert une nouvelle fois un spectacle "pitoyable", "honteux", "scandaleux" qui fait qu'ils sont chaque jour un peu plus "la risée du monde".

"Avec eux, l'union fait la farce", écrit Fabrice Jouhaud, rédacteur en chef de la rubrique football de L'Equipe. "Ils auraient pu se contenter d'être mauvais sur le terrain et arrogants en-dehors, comme ils le sont depuis déjà quelques années. Mais là, franchement, ils nous épatent!", indique, dans Le Progrès de Lyon Francis Brochet qui ne doute pas qu'"ils peuvent faire encore pire." Même son de cloche chez Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui souligne que "d'une certaine façon, la France a déjà réussi sa Coupe du  monde. L'histoire ne retiendra de ce Mondial que deux équipes: celle du pays vainqueur et peut-être plus encore (celle de) la France" car "les Bleus ont montré une maestria certaine dans le scandale planétaire. Un triomphe!"

"Décidément, il n'y a rien à attendre de ces Bleus. Leur vrai bilan est  honteux: la France est la risée du monde", se lamente Christian de Villeneuve de  France-Soir. Paul Quinio désigne le responsable de ce gâchis, dans Libération: "Le sort de l'ambulancier ayant été scellé avant même le début de la Coupe du monde, ne  craignons pas de tirer dessus : il est déjà à la casse. Son nom: Raymond  Domenech". Certes, approuve Xavier Panon (La montagne), mais il faut y ajouter "les  dirigeants de la FFF, comme France Foot Fric, premiers responsables du fiasco annoncé". "Et son impayable président Escalettes", ajoute Dominique Garraud, dans La Charente Libre.

Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi, pense qu'"il faut désormais s'accrocher à un nouvel avenir". Oui, "il faudra reconstruire, constate  Jean-Claude Roussel (L'Union) et là, je souhaite bien du bonheur à ceux qui s'attelleront à ce chantier titanesque". La Croix (Dominique Quinio) tente pourtant de calmer la tempête. "Il faut  d'urgence remettre le football à sa juste place : c'est un jeu, c'est un sport,  il arrive qu'on gagne, il arrive qu'on perde. Et que ce soit mérité", estime le  quotidien catholique. Et, pour oublier, Didier Pobel du Dauphiné Libéré a sa recette: "allez,  fêtons la musique, malgré l'été qui ne vient pas! L'unique, la vraie, la pauvre. Celle qui, sans tribune et loin du cirque fou du foot, marque à chaque fois un  but dans notre coeur."

Gilles Gaillard