La LFP tente le putsch

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La Ligue de football professionnel a sans doute compris qu'elle pourrait tirer profit de la désastreuse campagne de l'équipe de France en Afrique du Sud. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que ses représentants manifestent de manière relativement habile leur intérêt pour reprendre les rênes d'une Fédération française de football aux abois. Cette annonce intervient surtout la veille du Conseil fédéral qui doit désigner le président par intérim de la FFF.

Trois jours après la démission de Jean-Pierre Escalettes, la LFP demande purement et simplement la démission collective du Conseil fédéral.  "Après le désastre collectif de l'Afrique du Sud (élimination de l'équipe de  France au premier tour du Mondial, ndlr), la seule attitude digne et responsable  des membres du Conseil Fédéral est de démissionner ensemble immédiatement, comme  l'a fait Jean-Pierre Escalettes", indique le communiqué.

Et comme le monde du football est une grande famille solidaire, et qu'il attire néanmoins les convoitises, la Ligue que préside Frédéric Thiriez, a simplement proposé ses services. Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, la LFP explique que "pour assurer la continuité de la FFF dans cette période de reconstruction de l'équipe de France autour de Laurent Blanc , une direction provisoire associant la Ligue de football amateur et la Ligue de football professionnel devrait être constituée afin de gérer les affaires courantes et de préparer les états généraux du football qui définiront une  gouvernance moderne du football français".

Mais la Ligue n'est pas sans ignorer que les statuts de la Fédération française de football prévoient que le président intérimaire soit l'un des huit membres du Bureau de  la FFF (les six vice-présidents, Frédéric Thiriez, Fernand Duchaussoy, Noël Le  Graët, Christian Teinturier, Gervais Martel, Jacques Léger, le trésorier général  Bernard Désumer, le secrétaire général Henri Monteil), et personne d'autre. Du moins jusqu'à preuve du contraire...

Romain Bonte