La France étrille la Suisse

La France étrille la Suisse

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L'équipe de France a confirmé son succès convaincant contre le Honduras (3-0) en livrant une prestation magistrale face à la Suisse. Mis sur orbite par l'ouverture du score précoce d'Olivier Giroud (17e), les Bleus ont déroulé (5-2). Seules la sortie sur blessure de Mamadou Sakho et les deux buts encaissés en fin de match viennent ternir cette performance de choix, marquée par un secteur offensif en feu.

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Les trois dernières fois qu'elles s'étaient croisées en compétitions officielles, la France et la Suisse n'avaient pu se départager, livrant des rencontres pauvres en buts (2 en tout). Sur la pelouse de l'Arena Fonte Nova, les Bleus ont donné un coup de vieux à ces chiffres. Terrain le plus prolifique depuis le début du Mondial (13 buts en 2 matches), l'écrin de Salavador de Bahia n'a pas failli à sa réputation. Alors que les Helvètes commencent à tisser leur toile, les Français sortent du bois. Titularisé à la place de Griezmann, Giroud est le premier à se mettre en évidence. D'abord de la mauvaise manière, en blessant involontairement le meilleur défenseur de la Nati Von Bergen (9e). Puis en propulsant un corner de Valbuena dans les filets de Benaglio (1-0, 17e). Face au Honduras, les Tricolores avaient manqué beaucoup d'occasions avant de trouver la faille. Cette fois, la mise en action a été plus rapide. Juste après la réalisation du Gunner, une première qui compte 100 pour l'équipe de France en Coupe du monde, Behrami égare un ballon au milieu de terrain. Benzema lance Matuidi. Le milieu de terrain parisien frappe fort à terre et trompe un Benaglio peu inspiré (2-0, 18e). En 66 secondes, les troupes de Deschamps ont tué le match.

Giroud-Valbuena, ça roule

Avec 21 buts marqués lors des 6 derniers matches, l'attaque tricolore avait prouvé sa forme étincelante. Mais l'adversité n'était pas aussi forte que celle proposée par la 6e nation au classement Fifa. Pour dissiper les doutes sur leur capacité à briller dans les matches qui comptent, les attaquants bleus ont poursuivi leur festival. A la 32e minute, Karim Benzema obtient un pénalty après un déboulé sur le côté gauche. Le Madrilène le manque et Cabaye reprend sur la barre... Ce n'est que partie remise. En matches de préparation, l'axe Giroud-Valbuena avait offert beaux gestes et buts à gogo. Copains comme cochons, les deux joueurs ont remis le couvert. Suite à une course folle de l'ancien montpelliérain, bien servi par le pied gauche de Varane dans la profondeur, le Marseillais profite de l'offrande de son partenaire (3-0, 40e). Sur un service extérieur du pied de Benzema, le Phocéen est proche de doubler son compteur personnel (42e). Epaulé par un milieu de terrain Cabaye-Matuidi-Sissoko royal, le trio offensif s'amuse. A l'heure de jeu, suite à une séquence à une touche de balle devant la surface de réparation suisse, Benzema est proche de tromper Benaglio. 

Benzema, arme de destruction massive

Lors du match d'ouverture, les remplaçants ne s'étaient pas montré sous leur meilleur jour. Cette fois, la donne est différente. Sur le banc au coup d'envoi, Pogba se signale vite après son entrée en jeu. Sa passe de l'extérieur du droit à direction de Benzema est une caresse. Le récent vainqueur de la Ligue des champions laisse rebondir le cuir avant de la transformer en orgasme (4-0, 64e). Comme dans un rêve, les Français survolent les débats. Mais du rêve au cauchemar, la frontière est ténue. Sans tomber dans cet excès, les sorties sur blessure de Sakho (66e) et les deux jolis buts encaissés en fin de match (Dzemaili 81e, Xhaka 86e) font tâche sur une copie jusque-là immaculée. Au moment de mettre une note, Didier Deschamps pourra rajouter quelques points à ses ouailles pour leur capacité à se mettre au niveau. Titularisé, Sissoko a démontré qu'il était plus qu'une solution de rechange banale dans l'entrejeu. Idem pour Giroud sur le front de l'attaque. Propulsé leader offensif de l'équipe de France suite au forfait de Ribéry, Benzema se fond dans ce rôle à merveille. KB10 a été une menace permanente pour la Suisse. Sans le coup de sifflet final précoce de M. Kuypers, l'ex-lyonnais aurait même signé un nouveau doublé d'une splendide frappe enroulée... Au Brésil, l'attaque tricolore carbure au Super. Propulsés par traction avant, les Bleus ont gagné leur deux premiers matches de poule. Cela ne leur était plus arrivé depuis... 1998.

Vidéo: La joie des supporters tricolores à la sortie du stade 

Jerome Carrere