Croatie Cameroun Itandje
Le gardien camerounais Charles Itandje impuissant face à l'attaque croate | AFP - Pierre-Philippe Marcou

La Croatie corrige le Cameroun

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Le Cameroun n'a pas pesé très lourd face à la Croatie (4-0), lors de la deuxième journée du Groupe A, à Manaus. Les Camerounais, qui ont joué à dix après l'exclusion de Song (40e), avaient déjà perdu contre le Mexique (1-0) et ne peuvent plus terminer dans les deux premiers. Ils joueront donc un match de prestige contre le Brésil.

Par la petite porte ! Une fois de plus les Lions ne sont plus indomptables... Avec aucun point et désormais une sixième défaite d'affilée à ce niveau, le Cameroun quitte encore la Coupe du monde sur la pointe des pieds. Les Croates d'Olic ont de leur côté bien réagi après la défaite initiale contre le Brésil et restent en course pour une place en huitièmes de finale. Celle-ci se jouera contre le Mexique, leur prochain adversaire, qui compte un point de plus et qu'il faudra battre.

Et pour le Cameroun le miracle n'aura pas duré longtemps. Onze minutes en fait... Olic, qui avait déjà provoqué le but du Brésil contre-son-camp il y a six jours après autant de temps de jeu, a donc puni l'approximation camerounaise. Par la suite, le Cameroun est resté dans ses travers. Nerveuse, brouillonne, individuelle, l'équipe camerounaise a donné le bâton pour se faire battre. Bêtement, Song a donc fini par être exclu (40e) après un coup de coude dans le dos de Mandzukic.

Tensions entre les joueurs camerounais...

Puis le cauchemar n'allait toutefois pas s'arrêter-là puisque Perisic a ajouté un deuxième but à la reprise d'une frappe au 1er poteau (48e). Mandzukic, qui revenait de suspension, a lancé ensuite idéalement son tournoi avec un doublé (61e, 73e). D'abord à la réception d'un corner, il a ensuite repris dans un fauteuil un tir d'Eduardo mollement repoussé par le faible Itandje au milieu d'une défense qui prenait l'eau.

Exclusivement dominateurs après la pause, les Croates n'ont cependant pas forcé leur talent et se sont contentés de miser sur les errements adverses pour renouer avec une victoire en Mondial qui les fuyait depuis 2002 et cinq matches.

Miné par la guerre des clans en 2010, perturbé en 2014 comme en 2002 par la question cruciale des primes, le Cameroun voit donc malheureusement les années passer et se ressembler. Une impression confirmée en fin de match par une altercation sur le terrain des Camerounais Assou Ekotto et Moukandjo... Le Cameroun est loin d'avoir vaincu ses vieux démons...

Gilles Gaillard