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L'attaquant russe Kokorin face au capitaine belge Vincent Kompany | AFP - Gabriel Bouys

La Belgique vient à bout de la Russie

Publié le , modifié le

Crispés mais finalement libérés ! Des Belges endormis ont finalement eu raison de la Russie 1-0 (Origi, 88e), lors de leur deuxième match du groupe H du Mondial-2014, dimanche au stade Maracana de Rio de Janeiro. La Belgique est en 8e de finale.

Alors que l’on attendait une Belgique plus chatoyante que lors de leur premier match face à l’Algérie (2-1), les hommes de Marc Wilmots débutaient encore la partie avec le frein à mains. Avec un Eden Hazard aux abonnés absents, c’est Mertens, l'attaquant de Naples, qui n’était pas titulaire contre les Fennecs, qui donnait l’impulsion à l’attaque des Diables Rouge lors de la première mi-temps. Semant la panique à de multiples reprises dans la défense russe, Mertens se montrait le plus actif sur le côté droit avec une occasion d'ouvrir le score d'un tir de près (36e).

Et devant une Belgique décevante, c’est la Russie qui se procurait les meilleures occasions du premier round.  Les hommes de Fabio Capello auraient même pu rentrer au vestiaire avec un but dans leur escarcelle, la tête de l’attaquant du Dynamo Moscou Kokorin passant très près de la cage de Thibaut Courtois (44e).

Quand Hazard sort de sa réserve...

Le début de la deuxième période était ainsi le copier-coller de la première. Les Belges se montraient même de plus en plus endormis, à contre temps du jeu, face à équipe russe bien en place et attendant son heure. Joueur d'espaces, Lukaku perdait tous ses duels. Wilmots le remplaçait avant l'heure de jeu par Origi (57e), malgré la colère de l'attaquant d'Everton.

Et contre toute attente, les Belges passaient enfin la vitesse supérieure lors des dix dernières minutes du match. Après un coup franc sur le poteau de Mirallas (84), Hazard sortait ainsi de sa boîte pour mettre en difficulté les défenseurs russes. Le joueur de Chelsea débordait et centrait au cordeau pour trouver la puissante reprise du Lillois Origi (88e). Les Belges étaient libérés...

Ré​actions

Daniel Van Buyten (défenseur de  la Belgique): "On a fait une bonne entame de match et bien sûr une belle fin de  rencontre. Entre les deux, il était important de ne pas se désorganiser. Les  Russes n'attendaient qu'une chose: qu'on leur laisse des espaces, ce que nous  avons réussi à éviter. Il fallait surtout éviter de perdre ce match, donc  d'abord penser à bien défendre. Nous avons, je crois, la deuxième plus jeune  équipe du tournoi et je trouve que nous gérons nos matches avec beaucoup de  maturité. Il n'y a pas eu énormément de spectacle, mais on entre dans le  tournoi petit à petit. Nous étions très nerveux contre l'Algérie. Aujourd'hui  (dimanche) nous étions beaucoup plus détendus. Il y a des équipes qui entament  le tournoi de manière spectaculaire avant de s'effondrer. De notre côté, je  pense que nous allons nous améliorer progressivement. Je suis optimiste".
   
Vincent Kompany (capitaine et défenseur de la Belgique): "C'est une  nouvelle victoire au caractère et une nouvelle fois, c'est du banc que surgit  le buteur. Ce qui prouve que nous sommes une équipe. Un vrai groupe. Les  remplaçants transforment leur frustration en énergie positive. Ce qui me ravit,  c'est que malgré la jeunesse de notre effectif, on est très mature sur le  terrain. Avec les autres cadres de l'équipe comme Axel (Witsel) ou Marouane  (Fellaini), on parle beaucoup, on replace. Notre organisation est très bonne.  Nous sommes qualifiés. Les huitièmes de finale, c'était l'objectif. Maintenant,  face à la Corée du Sud, nous continuerons à jouer pour gagner. Je ne suis pas  partisan de +gérer+ ce genre de match. D'autant plus qu'il sera sans doute  intéressant de terminer premier du groupe".
   
Divock Origi (attaquant de la Belgique): "C'est un rêve. Marquer au  Maracana devant mes parents et ma soeur. Quelle belle émotion. (Revendique-t-il  une place de titulaire ?) C'est le coach qui fait ses choix. Romelu (Lukaku) a  bien joué avant de sortir. Il a usé les défenseurs et j'ai ensuite profité de  son travail car les Russes étaient plus fatigués que nous. Ce qui compte, c'est  l'équipe. Mon cas personnel passe au deuxième plan. Mais quand le coach fait  appel à moi, je fais tout pour le remercier de sa confiance".

Gilles Gaillard