Krul Pays-Bas Costa Rica
Tim Krul aura donné raison à Louis van Gaal en stoppant deux tirs au but. | GABRIEL BOUYS / AFP

Krul supplée Navas dans le rôle du héros

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Encore une fois excellent et miraculeusement sauvé trois fois par ses montants, le portier du Costa Rica a repoussé toutes les tentatives bataves durant la totalité de la rencontre finalement arrachée par les Oranje grâce au coup de génie de Louis van Gaal qui a décidé de remplacer Cillessen par Krul juste avant la séance des tirs au but (0-0, 4-3). Le dernier rempart de Newcastle a qualifié son pays en détournant deux tentatives adverses, validant la décision audacieuse de son coach.

Keylor Navas est vraiment un phénomène mais il a trouvé plus costaud que lui au bout du bout d’une incroyable rencontre qui a surtout enthousiasmé par son dénouement plein de suspense. Mais avant que Tim Krul ne devienne la star de ce quart de finale logiquement remporté par les finalistes du dernier Mondial, le héros du match contre la Grèce s’était une fois de plus montré époustouflant, avec une baraka monstrueuse. 

Navas écoeure les attaquants bataves

Celui qui possédait le meilleur ratio d’arrêts lors de ce Mondial avec 88% de ballons stoppés (avant le match) a de nouveau brillé lors de ce quart de finale indécis nonobstant la nette domination néerlandaise. A la 22e minute, le gardien costaricien se signalait par deux interventions décisives pour contrer des tentatives de van Persie puis de Sneijder, deux tirs à ras de terre peu appuyés il est vrai. 

Sept minutes plus tard, Keylor Navas (1, 86 m) sauvait les siens devant Memphis Depay, très bien servi par van Persie après un contre superbe des Oranje. Il remettait ça à la 39e en détournant un coup-franc enroulé de Sneijder au prix d’une magnifique détente horizontale. Puis il se jetait bien dans les pieds de van Persie, bien servi par l’intenable Robben, pour capter le ballon (42e). 

Les Néerlandais pas veinards

Il avait un peu moins de travail en seconde période mais stoppait encore un tir puissant de Jermaine  Lens (80e). Deux minutes plus tard, tel un grand gardien qui a souvent de la réussite, il voyait un coup-franc splendide –et excentré- de Sneijder heurter son poteau droit alors qu’il semblait battu malgré une détente désespérée. Dans la foulée, il repoussait un tir sans angle de van Persie. 

Dans les arrêts de jeu, Navas dégageait des deux poings un coup-franc puissant de van Persie avant de se voir sauver par sa barre transversale sur un tir de Robin van Persie dévié par Tejeda !
Dès le début de la prolongation, le goal latino-américain détournait une tête de Vlaar (93e). Il restait vigilant malgré la baisse d’intensité, attendant la séance des tirs au but, comme face à la Grèce en 8e de finale. Il stoppait au passage un tir de Lens, signalé hors-jeu, à bout portant (114e). 

Krul délivre les siens

Mais alors qu’il devait être le héros d’une soirée historique pour le petit pays d’Amérique Centrale, c’est son alter ego Tim Krul qui allait s’emparer du titre officieux de joueur du match. Entré à la place de Cillessen juste avant la fin de la prolongation, le grand gardien hollandais (1, 93 m) a justifié le choix audacieux de son entraîneur en détournant deux tirs pourtant bien placés de Ruiz et de Umana. Un exploit retentissant qui ne doit pas faire oublier le match énorme de son vis-à-vis même s’il n’a stoppé aucun tir au but.

Grégory Jouin @GregoryJouin