Halilhodzic met un point final à son épopée algérienne

Halilhodzic met un point final à son épopée algérienne

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Héros du peuple algérien après avoir emmené les Fennecs jusqu'en huitièmes de finale du Mondial au Brésil, Vahid Halilhodzic a confirmé qu'il quittait son poste. Il a également tenu à mettre les points sur les "i" sur les causes de son départ.

"Coach Vahid" donne beaucoup mais quand il dit stop, il ne revient jamais sur sa parole. Dans un communiqué, il explique sa décision de partir après trois années passées à Alger par ses "obligations familiales et  l'attrait de nouveaux challenges sportifs" qui "ont lourdement pesé dans (son)  choix". Il quitte l'Algérie le sentiment du devoir accompli après avoir poussé l'Allemagne dans ses derniers retranchements en huitièmes de finale. "Je pars fier de mon bilan après avoir respecté totalement mon contrat avec la Fédération algérienne de football (FAF)", écrit-il. Dans son communiqué sobre, où il remercie les dirigeants politiques et  sportifs du pays ainsi que les supporteurs des Verts, transparait aussi une  amertume qui le conduit à régler une dernière fois ses comptes avec la presse  locale, rarement économe de coups de griffe à son encontre. "Seule fausse note que je tiens à relever, le comportement indélicat d'une  certaine presse qui n'a cessé de stigmatiser non seulement mon travail, mais s'en est pris à ma propre personne et à ma famille, ce que je n'oublierai et ne  pardonnerai jamais", a regretté celui dont le nom restera dans l'histoire du  football algérien.

Remplacé par Gourcuff ?

Souvent critiqué avant l'épopée des Verts au Brésil, "Wahid" (l'unique,  comme les Algériens l'appellent) avait subi une sévère campagne de presse. A l'annonce de son départ, certains médias ont repris leur plume acerbe. "Halilhodzic a vendu les Algériens contre de l'argent putride", s'est  écoeuré le quotidien En-Nahar, reprochant au technicien bosnien d'avoir "tourné  le dos" au pays qui "lui a taillé une notoriété" sur la scène du football  international. Le journal indiquait dimanche qu'il revendiquait un salaire mensuel de 400.000 euros contre 70.000 actuellement, une information non confirmée. Pour remplacer l'ancien coach de Paris et Lille, l'Algérie songe à Christian Gourcuff. Libre après son départ de Lorient, il serait intéressé par une aventure en sélection. Moins exubérant que celui qui a affirmé ne pas être un "mouton", mais pas  forcément moins rétif, l'ancien prof de maths breton entamerait sa mission sous forte pression. Avec le défi de faire mieux que Vahid. Son premier challenge serait la Coupe d'Afrique des Nations en janvier 2015 au Maroc.

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