Grève de 24h de la police au Brésil

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A 37 jours du Mondial, des agents de la Police fédérale brésilienne ont paralysé leurs activités dans plusieurs Etats du pays pour réclamer de meilleurs salaires et plans de carrière. Ils menacent de croiser les bras pendant la compétition.

"C'est une grève de 24 heures qui a été bien suivie. Nous avons maintenu un  service minimum pour le public, notamment dans les aéroports, mais nous allons  nous arrêter pendant le Mondial si le gouvernement ne nous donne pas  satisfaction", a déclaré à l'AFP le président du syndicat de la Police fédérale  (PF) de Rio, André Vaz de Mello. "Les salaires sont dévalués", a souligné de Mello, affirmant que des 13.000  agents fédéraux du pays "250 quittent la PF tous les ans et passent des  concours pour entrer dans d'autres organismes publics mieux payés".

Les salaires vont de 7.500 à 12.800 reais brut (2.400 à 4.100 euros) selon  l'ancienneté. A Rio où les effectifs sont de 1.300 policiers fédéraux, une soixantaine  d'entre eux ont manifesté pacifiquement aux abords du bâtiment où le  sélectionneur du Brésil Luiz Felipe Scolari a dévoilé la liste des 23 joueurs  de la 'Seleçao'. Un grand éléphant blanc gonflable représentait, selon eux,  "l'inefficacité des enquêtes policières". A Brasilia, les grévistes ont encerclé le siège de la PF et empêché  l'entrée de ceux qui voulaient travailler, selon le site G1 de Globo. A Terezina, la capitale du Piaui (nord-est), les grévistes se sont massés  devant le siège de la PF, un bandeau noir sur les yeux symbolisant la cécité  des autorités sur la situation actuelle de l'institution, selon G1. La PF a également croisé les bras dans les villes de Fortaleza, Macéio,  Aracaju et Natal (nord-est), à Belem do Para, en Amazonie, et à Porto Alegre

AFP