France - Espagne, duel traditionnel pour écrire le futur

France - Espagne, duel traditionnel pour écrire le futur

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L'équipe de France rajeunie a fait se devoirs au Luxembourg (3-1) sur la route de la Coupe du monde 2018, et se prépare désormais à une soirée de gala face à l'Espagne, ce soir au Stade de France. Un match de prestige, le 35e entre les deux équipes, mais aussi un affrontement important à un peu plus d'un an de la Coupe du monde, pour laquelle ces deux nations pourraient être candidates au titre.

"C'est un match de prestige. C'est un pays frontalier, et comme contre l'Italie, l'Angleterre, il y a un parfum particulier. On se rencontre souvent, c'est une très belle affiche, en espérant qu'il y ait un très beau spectacle", a souligné Didier Deschamps , lundi en conférence de presse. Le vice-champion d'Europe va ferrailler avec la nation qui a réalisé l'incroyable triplé Euro-2008, Mondial-2010, Euro-2012. Même si son lustre a pâli lors des campagnes suivantes, elle conserve de beaux restes et un style de jeu de possession de référence. Alléchant, sur le papier.

Deschamps a déjà annoncé qu'il allait "forcément" procéder à une "rotation" mardi. Le match au "SDF" ne permettra donc pas vraiment de jauger la véritable valeur du onze bleu relifté. "Je ferai en sorte qu'un maximum de joueurs aient du temps de jeu", a aussi avancé "DD". Les six joueurs de champ valides qui étaient remplaçants samedi auront sans doute l'occasion de se montrer.

Jallet, Mbappé et Rabiot, entrés en cours de match samedi, auront aussi certainement du temps de jeu, tout comme Dembélé, titulaire à Luxembourg et qui, pour sa 4e sélection à 19 ans, a détonné par ses prises d'initiatives tout en dribble et vitesse.
Mbappé, après un petit quart d'heure plein de promesses pour sa première cape à 18 ans, connaîtra-t-il sa première titularisation ? Et évoluera-t-il à gauche, comme samedi, ou en deuxième attaquant comme à Monaco, pourquoi pas associé à Griezmann, le plus espagnol des Français ?

Diego Costa incertain

La vague d'enthousiasme suscitée par ce joueur "malin", comme l'a salué Thierry Henry dimanche sur Canal+, a franchi les Pyrénées: les quotidiens sportifs madrilènes lui ont déjà consacré leur Une, par exemple As le présentant lundi comme un "fenomeno", un terme dont l'a aussi affublé l'avant-centre de la Seleccion Diego Costa sur TF1, à propos d'une pépite qui "a tout pour devenir un très grand joueur". Diego Costa justement est incertain, victime dimanche à l'entraînement d'une "lésion osseuse aiguë" à une cheville, selon sa Fédération (RFEF). Un coup dur pour le sélectionneur Julen Lopetegui, qui avait installé depuis sa prise de fonctions en juillet le Brésilien d'origine à la pointe de l'attaque, et pourrait du coup recourir à Morata, en manque de temps de jeu au Real Madrid, ou Aspas (Celta Vigo).

Le secteur offensif peut aussi compter sur l'expérimenté Silva ou le Sévillan Vitolo, mais aussi sur Pedro, de retour dans la liste. L'ex-Barcelonais avait inscrit à Saint-Denis son but international le plus important, lors d'une victoire 1-0 contre les Bleus en qualifications du Mondial-2014 qui avait pesé dans le classement final.

Comment se présentera l'Espagne au juste? Elle aussi a obtenu l'essentiel lors de cette séquence internationale, avec une victoire 4-1 contre Israël en qualifications, où elle reste engagée dans un mano a mano avec l'Italie pour la tête du groupe (la Roja n'a l'avantage sur les Azzurri qu'à la différence de buts dans le groupe G).

AFP