Patrice Evra, le latéral gauche de l'équipe de France
Patrice Evra, le latéral gauche de l'équipe de France | GIUSEPPE CACACE / AFP

Evra balance sur Manchester City

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Le défenseur de l'équipe de France Patrice Evra a estimé ce mardi que son club, Manchester "United a toujours été supérieur à City", où évolue l'attaquant italien Mario Balotelli qu'il retrouve mercredi en match amical entre les deux sélections.

"Demain, il s'agit de France-Italie et pas du derby de Manchester", a répondu en italien le Français de Manchester United après une question sur Balotelli, pensionnaire de Manchester City. "Je ne sais pas si on peut parler de rivalité (entre les deux clubs, ndlr) car United a toujours été supérieur à City. Ce n'est pas parce qu'ils ont gagné le titre (de champion d'Angleterre) l'an passé que ça va changer quelque chose". Les deux clubs de Manchester ont de tout temps nourri une rivalité féroce, les acteurs de l'un ou de l'autre multipliant les petites phrases pour susciter critiques et polémiques.

Vous qui avez débuté en Italie, quel effet cela vous fait-il de revenir?
PE: "C'est toujours un réel plaisir. C'est même particulier. C'est ici que j'ai signé à 17 ans mon 1er contrat pro. Quand les gens me demandent quel est mon meilleur souvenir, c'est Marsala. En Sicile, j'ai trouvé une véritable famille".

Les deux pays ont tous deux déjoué en 2010. Lequel s'est le plus relevé?
"L'Italie est parvenu en finale de l'Euro et elle a peut-être passé un cap plus clair. 2010, c'est vrai que ça a été un désastre pour nous mais on essaie de ne plus en parler et d'atteindre l'objectif que l'on s'est fixé. Le passé, c'est du passé. Nous on a fait un Euro moyen et tout ce qu'on va faire, c'est essayer de se qualifier pour le Mondial. On essaie de bien faire, de donner du plaisir au public".

Contre l'Espagne, avez-vous disputé votre meilleur match en Bleu?
"A l'Euro, je n'ai pas digéré de ne pas jouer ce match alors j'attendais celui-ci avec impatience, comme une revanche. A chaque fois que je fais un bon match, les gens disent que c'est mon meilleur en Bleu. J'ai fait un bon match mais j'étais plus satisfait de la prestation collective. Je n'ai pas encore perdu un match depuis mon retour en Bleu. J'ai envie que ça continue".

Ce match marque-t-il un nouveau départ pour l'équipe?
"Je suis à l'étranger et je n'ai pas vu les retombées sur ce match. Je pense que les Français étaient fiers de nous. Nous aussi dans le vestiaire on était satisfait. Mais le plus dur reste à venir. On ne peut pas faire une prestation comme celle-là et retomber dans nos travers. Maintenant les gens attendent que l'on garde ce visage".

Comment se passe la collaboration avec Deschamps?
"Didier est l'entraîneur qui m'a lancé en L1. J'étais à Monaco, j'avais 20 ans. Il y avait une grosse concurrence et il n'a pas eu peur de me lancer alors que je venais de Nice. Ce n'est pas pour ça qu'il me fait des cadeaux en sélection. Il m'a dit tout de suite: +Si tu es bon, tu joueras, sinon, tu seras de côté+. J'ai un entraîneur qui ne me regarde pas avec ce qui s'est passé en 2010 mais avec ce que j'ai fait dans ma carrière. Et c'est plaisant".

Votre bonne passe actuelle remonte-t-elle à cet Euro où vous avez perdu votre place?
"Cet Euro m'a fait beaucoup de mal. On avait bien débuté contre l'Angleterre et après je me suis retrouvé sur le banc. Je pensais jouer contre l'Espagne. Il faut être pro jusqu'au bout, ce n'est pas facile. J'ai essayé d'en parler à l'intéressé mais je n'ai pas réussi à avoir d'explication. Ca m'a donné envie de prouver encore plus. A l'arrivée je me suis dit que je devais peut-être passer par ces moments pour débuter une nouvelle carrière en Bleu. J'ai toujours dit que j'avais envie de gagner quelque chose avec mon pays. Cela n'a pas été le cas jusque-là mais cela reste ma motivation. Finir ma carrière sans gagner quelque chose, ce sera un échec pour moi".

Quand allez vous marquer en Bleu comme à Manchester?
"Le coach doit me laisser monter sur les corners! Comme je me faisais chambrer par Didier et Ferguson, ça fait plaisir. Mais mon 1er rôle, c'est de défendre. Même si j'ai aussi dans la tête de marquer avec l'équipe de France..."

Quel est le côté le plus italien de l'entraîneur Deschamps?
"On a parlé tout à l'heure en italien. Il est toujours pas mal. Sinon, il a gagné des trophées, mêmes certains qui n'existent pas. Ca ne va pas être facile de le rattraper. Il est incroyable".

AFP