La Roja
L'équipe espagnole de football | AFP - JAVIER SORIANO

Espagne, Allemagne, Suisse:Brésil en vue

Publié le , modifié le

Les éliminatoires pour le Mondial 2014 au Brésil touchent à leur fin. A deux journées de la fin, certains ont déjà leur ticket pour le Brésil (l'Italie, les Pays-Bas) , mais d'autres doivent encore cravacher. Ainsi l'Espagne, l'Allemagne, la Suisse ou encore la Belgique sont aux portes du Mondial 2014.

Groupe A

Les "Diables Rouges" de Marc Wilmots n'ont plus besoin que d'un point pour  prendre leur billet pour le Mondial. Les Croates sont déjà assurés d'être au  moins deuxièmes et se préparent sans doute aux barrages (il faudrait qu'ils  gagnent leurs deux derniers matches et que les Belges perdent deux fois pour  que l'équipe au damier se qualifie directement).

Groupe B

L'Italie est déjà qualifiée. L'enjeu est la lutte pour la 2e place et la  course aux barrages. La Bulgarie, qui se déplace en Arménie, est pour l'heure  2e avec un point d'avance sur le Danemark qui accueille donc une Nazionale qui  n'a plus rien à jouer.

Groupe C

Joachim Low, le sélectionneur de la Mannschaft et son capitaine Philipp Lahm
Joachim Low, le sélectionneur de la Mannschaft et son capitaine Philipp Lahm

L'Allemagne sera qualifiée en cas de victoire, voire même en cas de défaite  contre l'Eire à domicile si la Suède ne gagne pas chez elle contre l'Autriche.  Cette dernière reste en course pour la 2e place. Un nul pourrait même suffire à  l'Allemagne, mardi au moment du décompte final, puisqu'elle possède une  différence de buts très favorable par rapport à la Suède (+21/+6).

Groupe D

Il y a un match à trois pour la 2e place. Les Pays-Bas sont déjà qualifiés  et accueillent la Hongrie, qui occupe la 2e place et a un point d'avance sur la  Turquie, qui se rend en Estonie, et la Roumanie qui se rend en Andorre.

Groupe E

Le sélectionneur de l'équipe suisse Ottmar Hitzfeld entouré de ses joueurs
Le sélectionneur de l'équipe suisse Ottmar Hitzfeld entouré de ses joueurs

La Suisse est toute proche du rêve. En cas de victoire en Albanie, la  qualification est en poche. Une défaite peut même faire l'affaire si par  exemple Islande et Slovénie ne gagnent pas respectivement contre Chypre et  Norvège. Dans l'hypothèse d'une qualification de la Suisse, c'est serré derrière pour la 2e place avec quatre équipes se tenant en trois points. Pour éviter les calculs d'apothicaire, le sélectionneur Ottmar Hitzfeld a été clair. "Nous  voulons gagner ce match !", a de nouveau insisté l'Allemand jeudi devant la  presse. "Même si un nul peut suffire vendredi pour s'ouvrir les portes de la  Coupe du monde au Brésil, je vous assure que nous ne spéculerons pas". La Suisse a certes peu de concurrence dans un Groupe E au niveau très  faible, mais elle reste sur 12 matches sans défaite, se permettant même le luxe  de battre le Brésil (1-0) lors d'une rencontre amicale en août.

Groupe F

Comme cela était prévisible dès le tirage au sort de ce groupe, Russes et  Portugais vont se livrer un duel à distance jusqu'au bout pour la 1re place.  Avantage aux Russes de Fabio Capello avec un point d'avance sur la Selecçao. Le  2e sera sans doute une de ces deux places fortes du foot européen et ne sera  pas un cadeau pour son adversaire en barrages.

Groupe G

Bosnie et Grèce sont en tête de la poule, avec cas unique dans ces  qualifications de la zone européenne, le même nombre de matches restants à  jouer (deux). Rappelons que dans les compétitions Fifa, la différence générale  de buts est le premier critère pour départager deux équipes à égalité de  points. Avantage très large à la Bosnie, avec une différence de buts de +20  contre + 5 à la Grèce. Les quatre autres équipes sont déjà éliminées, même pour  la 2e place.

Groupe H

Dans ce groupe, les quatre équipes de tête sont en mesure de se qualifier  (Angleterre, Monténégro, Ukraine et Pologne). L'Angleterre, l'inventeur du  foot, qui avait déjà manqué l'Euro-2008, ne peut pas se permettre de rater le  Brésil. L'équipe aux "Trois Lions" doit prendre des points, mais méfiance car  le Monténégro avait tenu chez lui les Anglais en respect à l'aller (1-1).

Groupe I

Le joueur espagnol Pedro
Le joueur espagnol Pedro

L'Espagne est à égalité de points avec la France en tête de groupe, mais il  reste à la Roja, championne d'Europe et du monde en titre, deux matches à jouer contre un seul pour les Bleus. Il serait illusoire d'espérer un faux pas des  hommes de Vicente Del Bosque face au Belarus, dernier et déjà éliminé. Avec un  succès vendredi, Xavi et sa bande n'auraient plus qu'un point à glaner ensuite. Malgré ce ballottage favorable, Vicente Del Bosque souhaite éviter que ses joueurs ne versent dans un excès de confiance. "Personne ne peut se permettre de se déconcentrer, ni les joueurs, ni l'entraîneur. Il faut que nous nous préparions afin de ne commettre aucune erreur", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Convié devant les médias lui aussi, l'attaquant du FC Barcelone Pedro a abondé dans le sens de son entraîneur. "On se souvient de ce qu'il s'est passé contre la Finlande", a-t-il dit, allusion au match nul poussif des Espagnols en mars (1-1), une rencontre qu'ils avaient dominée de bout en bout avant d'encaisser un but en contre-attaque dans les dernières minutes. "La Biélorussie ne va pas nous rendre la tâche facile. Nous sommes favoris mais il va falloir travailler dur", a-t-il ajouté.