France-Equateur
Digne, Sagna et Schneiderlin posent pour leurs premières minutes en Bleu au Brésil | FRANCK FIFE / AFP

Digne, Sagna et Schneiderlin moins bien

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Digne, Sagna et Schneiderlin avaient pour mission d'entretenir la dynamique tricolore, notamment offensive, contre l'Equateur. S'ils n'ont pas démérité, les trois hommes ont échoué et ne devraient pas bousculer la hiérarchie à leurs postes respectifs. Solide dans les duels, Laurent Koscielny se pose lui en option crédible derrière un Mamadou Sakho encore sorti sur blessure.

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Au coup d'envoi, ils étaient trois à connaître leurs premières minutes sous le maillot bleu contre l'Equateur lors de ce Mondial brésilien. Lucas Digne, Bacary Sagna et Morgan Schneiderlin étaient appelés à suppléer les Evra, Debuchy et Cabaye. Entré en jeu à la place de Sakho face à la Suisse, Laurent Koscielny était lui titularisé pour la première fois avec le défenseur central de Liverpool, aux dépens de Varane. Lors des deux premiers matches, le "onze-type" avait placé la barre très haut en marquant huit buts. Sans décevoir, les trois novices ont eu du mal à se mettre à la hauteur. Sur les côtés, les latéraux ont pris des initiatives. Mais Digne s'est montré maladroit dans ses centres et Sagna a parfois disparu des radars défensifs, comme sur la plus grosse occasion équatorienne en fin de première mi-temps.

Antonio Valencia a pu adresser un centre du côté gauche sans opposition en direction de son homonyme Enner, dont la tête a obligé Lloris à la parade (41e). De l'autre côté du terrain, le nouveau joueur de Manchester City a été plus inspiré que son alter-ego de l'aile gauche. Sans l'intervention de Dominguez, aidé par sa transversale, sa passe pour Griezmann aurait été décisive (41e). Digne l'a d'ailleurs été, sans le vouloir. A la 50e minute, Antonio Valencia s'essuie les crampons sur le Parisien, bien venu couper sa course par un tacle. Le capitaine de "La Tri" écope d'un carton rouge pour ce geste. 

Koscielny tient la barraque

Plus haut sur la pelouse, Schneiderlin débutait aussi sous le maillot frappé du coq. Deschamps comptait sur ce milieu box-to-box pour gratter des ballons et peser sur l'arrière-garde équatorienne. C'est d'une de ses interventions aux 40 mètres que part l'action de Griezmann stoppée par la barre. A la 72e minute, le milieu de Southampton a même tenté sa chance en demi-volée suite à un petit jongle. Mais en fin de match, il a égaré deux ballons dangereux qui ont mis le feu dans le camp tricolore. Au micro de BeIn Sport, l'ancien Strasbourgeois a d'ailleurs reconnu "qu'(il) n'aurait jamais dû perdre ses ballons." Intraitable dans les duels, il a prouvé qu'il était une option solide derrière Cabaye. Un statut que peut également revendiquer Koscielny. Titulaire indiscutable lors des qualifications au Mondial, le Gunner a glissé sur le banc depuis son carton rouge à Kiev lors du match de barrage aller. Mais chaque fois que le sélectionneur fait appel à lui, il assure.

Sur la pelouse du Maracanã, le défenseur central a été infranchissable, éteignant toutes les contre-attaques équatoriennes, notamment celle d'Arroyo (81e). Au rang des satisfactions venues du banc, Loïc Rémy a sa place. En un petit quart d'heure, l'attaquant de Newcastle a manqué de délivrer une passe décisive et de marquer. Sa chasuble de remplaçant tout juste retirée, il a trop tergiversé au moment de servir Giroud après un bon débordement (80e). Puis, Dominguez s'est interposé sur une frappe enroulée du pied gauche de l'ancien marseillais (87e). S'ils n'ont pas allumé la mèche, les remplaçants ont maintenu le feu sacré.    C'est bien là l'essentiel.

Jerome Carrere